Pendant que des pêcheurs étrangers raflent chaque semaine des millions avec nos richesses maritimes, le gouvernement frappe un grand coup avec Gab-Pêche, un projet ambitieux qui ouvre enfin la voie aux Gabonais pour conquérir leur part de cet or bleu.
Hier, au Centre d’appui à la pêche artisanale de Libreville (Capal), la ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, Laurence Ndong, aux côtés du ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, a officiellement lancé la phase pilote de ce programme. Dix coopératives locales démarrent déjà, avec le soutien financier de la BCEG qui fournit crédits et matériel complet : pirogues, filets, moteurs, imperméables… et toutes les autorisations nécessaires.
L’objectif est clair : atteindre 700 pirogues fabriquées localement pour équiper les Gabonais déjà actifs dans la pêche et ceux qui veulent se lancer. Chaque coopérative bénéficie d’un kit estimé à 10 millions de FCFA, remboursable en 18 à 24 mois.





Pourquoi c’est urgent
Faisons un petit calcul qui pique : un pêcheur étranger qui débarque clandestinement 500 kg de poisson à 3 500 FCFA le kilo empoche 1 750 000 FCFA en une seule sortie.
S’il pêche 5 jours par semaine, cela fait 8 750 000 FCFA hebdomadaires… soit 35 millions de FCFA par mois !
Imaginez les fortunes accumulées depuis des années par ces étrangers qui exploitent nos eaux sous nos yeux.
Ce que cela change pour nous
Gab-Pêche, c’est plus qu’un programme : c’est une porte grande ouverte vers l’autonomie économique et l’emploi massif des jeunes. C’est aussi la possibilité de faire baisser le prix du poisson grâce à une offre locale plus abondante, tout en améliorant notre alimentation.
Message à la jeunesse gabonaise : la mer vous attend. Ce n’est pas seulement un métier, c’est une mine d’or bleue. Avec Gab-Pêche, vous avez enfin le bateau, les filets et le feu vert pour prendre votre part. Ceux qui se lèveront maintenant seront les capitaines de demain.
Aujourd’hui, le Gabon a décidé de pêcher pour lui-même. Demain, ce sera à vous de tenir la barre.









