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Patrick Koumba, « condamné à mort » par Africa N°1 : l’image du Chef de l’État saboté

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Au moment où le peuple gabonais attend des actes concrets traduisant la promesse de restauration de l’honneur national portée par le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, certains responsables continuent, dans l’ombre, de poser des actes d’une violence sociale extrême, aux conséquences humaines dévastatrices. Le cas de Patrick Koumba, producteur, animateur et chroniqueur culturel à Africa N°1, en est une illustration tragique et révoltante.

À 55 ans, après plus de vingt années de service, père de quatre enfants dont un enfant atteint du spectre de l’autisme nécessitant une prise en charge médicale lourde, Patrick Koumba a été brutalement privé de salaire, sans notification officielle, sans décision administrative claire, sans respect du droit du travail. Une disparition silencieuse de la masse salariale, qui équivaut à une condamnation à mort sociale, tant les conséquences sont immédiates et irréversibles pour lui et sa famille.

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Ci-dessus en haut : immeuble flambant neuf d’Africa N°1 et Patrick Koumba

Cette situation survient alors même que l’intéressé avait, dans un esprit de responsabilité, adressé à sa hiérarchie une demande de départ anticipé à la retraite, motivée par l’arrêt prolongé des activités de la radio et par des conditions salariales humiliantes, maintenues depuis des années malgré ses multiples alertes. Un salaire indigne, à peine au niveau du SMIC, pour un professionnel chevronné, pendant que d’autres agents, parfois largement au-delà de l’âge légal de la retraite, continuent de percevoir leurs émoluments sans être inquiétés.

Plus grave encore, alors que le Trésor public a procédé au paiement de cinq mois d’arriérés de salaires aux agents d’Africa N°1, Patrick Koumba a été sciemment écarté du paiement, sans explication officielle. Une décision lourde de conséquences humaines : scolarité compromise pour ses enfants, foyer privé de ressources, dettes accumulées, et aggravation de l’état de santé de son fils autiste, aujourd’hui privé de soins faute de moyens financiers.

Ce dossier dépasse largement le cadre d’un simple conflit professionnel. Il révèle une injustice systémique, une gestion inhumaine, et surtout un sabotage manifeste de la politique sociale prônée par le Chef de l’État. Chaque acte de ce genre affaiblit la crédibilité du discours présidentiel, nourrit la défiance populaire et donne l’image d’un État incapable de protéger ses citoyens les plus vulnérables.

Monsieur le Président de la République,

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Lorsque des responsables d’entreprises publiques ou para-publiques se permettent d’humilier, d’écraser et de précipiter des pères de famille dans la misère, ce n’est pas seulement leur conscience qui est en cause : c’est votre image qui est atteinte, c’est votre engagement pour la justice sociale qui est remis en question aux yeux du peuple.

L’entrée dans la 5éme république ne peut réussir si l’injustice prospère dans les structures relevant de l’autorité de l’État. La restauration de l’honneur national ne peut être compatible avec l’abandon cruel d’un travailleur à la détresse absolue. Il est urgent que toute la lumière soit faite sur ce dossier, que les responsabilités soient clairement établies, et que tous ceux qui ont contribué à cette injustice soient dévoilés et sanctionnés.

Agir dans l’affaire Patrick Koumba, ce n’est pas céder à l’émotion.

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C’est sauver la crédibilité de l’État, réaffirmer la primauté de l’humain, et prouver que la Transition n’est pas un slogan, mais un engagement réel envers la dignité du peuple gabonais.

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