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Fausse alerte : Emmanuel Ondo Methogo n’est pas mort — quand le mensonge devient une industrie du buzz

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Une nouvelle mensongère circule depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux, annonçant à tort le décès d’Emmanuel Ondo Methogo, dignitaire, homme politique et ancien haut cadre de la haute administration gabonaise. Une information totalement fausse, démentie formellement par la famille.

Selon des sources familiales concordantes, l’homme d’État est actuellement hospitalisé dans une maison de santé à Libreville. Son état de santé s’était certes aggravé il y a quelques jours, nécessitant une prise en charge en réanimation, qu’il a quittée depuis deux jours. À l’heure où certains réseaux sociaux s’acharnent à l’enterrer prématurément, Emmanuel Ondo Methogo reprend progressivement des forces.

Face à la propagation de cette fausse nouvelle, son fils, Til Mvé Ondo, est sorti de son silence pour apporter un démenti clair et sans ambiguïté :

« Une nouvelle circule dans les réseaux sociaux, faisant état de la mort d’Emmanuel Ondo Methogo.
Je viens par le présent apporter un démenti sur cette question dans la mesure où ce qui est évoqué n’est pas avéré.
La famille se réserve le droit de poursuivre toute personne qui crée ou partage ce type d’informations. »

— Til Mvé Ondo

Cette mise au point officielle met à nu le côté sombre et irresponsable des réseaux sociaux, devenus pour certains un terrain de chasse au buzz, où l’on diffuse la mort d’un homme comme on partage une blague douteuse. Annoncer faussement un décès n’est ni une opinion ni une maladresse : c’est une faute grave, moralement condamnable et juridiquement répréhensible.

Nous adressons nos vœux les plus sincères de prompt rétablissement à Emmanuel Ondo Methogo, ce vieux baobab de la vie politique gabonaise, et exprimons notre solidarité à sa famille, injustement éprouvée par cette vague de désinformation.

Que cet épisode serve de leçon : la quête de visibilité ne justifie ni le mensonge, ni l’inhumanité. Les réseaux sociaux ne doivent pas devenir des cimetières virtuels alimentés par l’irresponsabilité.

Grève des enseignants : Mbadinga, allié du pouvoir, piétine les grévistes et détourne la Bible pour justifier l’injustice

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Il y a des silences qui tuent et des paroles qui humilient. En pleine grève des enseignants, alors que des milliers d’hommes et de femmes survivent depuis dix, quinze ans avec des salaires amputés, irréguliers ou inexistants, parfois trois ou quatre années sans le moindre franc versé, le pasteur Michel Francis Mbadinga a choisi de parler. Et il a choisi de le faire contre les enseignants, jamais contre le système qui les broie.

Bible en main, ton moralisateur, posture de donneur de leçons, le leader de l’Église de Béthanie invoque la « vocation » pour demander aux enseignants de reprendre le travail. Comme si la vocation devait remplacer le salaire. Comme si la foi devait nourrir les familles. Comme si l’engagement professionnel devait justifier la misère. Pour beaucoup de Gabonais, ce discours n’est ni spirituel ni responsable : il est indécent, insultant et scandaleux.

Les réseaux sociaux se sont embrasés, non par haine de la religion, mais par rejet d’un discours perçu comme méprisant, déconnecté et complice de l’injustice sociale. « Quelqu’un qui travaille dix ans sans salaire n’a pas de vocation, il est exploité », écrit un internaute. Une autre tranche : « La vocation n’est pas un bulletin de salaire ». Ces réactions disent tout.

À quel moment a-t-on décidé qu’un enseignant devait accepter l’humiliation permanente au nom de l’amour du métier ? À quel moment la Bible est-elle devenue un outil pour demander aux pauvres de se taire pendant que l’État accumule les promesses non tenues ? Cette rhétorique dangereuse transforme la foi en instrument de domination sociale et politique.

Plus grave encore, appeler les parents à envoyer les enfants à l’école alors que les enseignants sont absents relève soit de l’ignorance, soit de la mauvaise foi. Les Gabonais le savent : une école ouverte sans enseignants n’est pas un sanctuaire éducatif, mais un espace de dérive, où les enfants livrés à eux-mêmes sont exposés à la délinquance, aux dérives et aux activités illicites. « Envoyer les enfants à l’école sans enseignants, c’est les abandonner », martèlent plusieurs commentaires.

L’hypocrisie devient totale lorsque des internautes rappellent une réalité que le pasteur Mbadinga évite soigneusement : ses propres enfants ne fréquentent pas l’école publique. Pourquoi ? À cause du mauvais fonctionnement des structures de l’État : manque d’enseignants, effectifs pléthoriques, chaos organisationnel. Exactement ce que vivent les enseignants qu’il appelle aujourd’hui au sacrifice. Ce décalage achève de discréditer son discours.

L’argument historique sur les écoles confessionnelles, présenté comme une preuve de supériorité morale, est lui aussi violemment contesté. Oui, l’Église a formé des cadres gabonais. Mais pas par bonté d’âme. Elle l’a fait parce qu’elle a précédé l’État, parce qu’elle occupait un vide institutionnel, parce que cela garantissait sa survie, son influence et son pouvoir. Faire passer cette réalité historique pour un acte de charité relève de la falsification et de la manipulation historique.

Pire encore, ériger l’école confessionnelle en modèle supérieur est une insulte à l’intelligence collective. Ces établissements fonctionnent grâce à un système de triple financement : argent du clergé, subventions de l’État et contributions des parents. Pendant ce temps, l’école publique est volontairement affaiblie, abandonnée, sabotée, avec des enseignants maintenus quinze ans au statut de stagiaire, sans droits, sans reconnaissance, sans avenir. Où était la voix du pasteur pendant toutes ces années de précarisation ? Où était l’indignation morale ?

Aujourd’hui, cette parole religieuse surgit non pour défendre les opprimés, mais pour appeler à la résignation. Pour beaucoup de Gabonais, le message est clair : l’Église choisit le camp du pouvoir contre celui des enseignants. Un internaute résume crûment : « Même l’Église, censée défendre les faibles, se range du côté du bourreau ».

Cette prise de position pose un problème grave dans une République qui se proclame laïque. Le Gabon n’est pas une paroisse. Il n’est ni un diocèse ni une mission évangélique. Le pouvoir ne se négocie pas depuis une chaire, et la politique éducative ne se dicte pas à coups de versets bibliques. Utiliser la foi pour neutraliser une revendication salariale légitime est un danger pour la démocratie et pour l’avenir du pays.

Le plus révoltant, enfin, reste ce silence assourdissant des « voix autorisées » lorsque les enseignants étaient écrasés dans l’indifférence générale. Pas un mot. Pas un sermon. Pas une pression morale sur l’État. Aujourd’hui, ces mêmes voix s’élèvent pour exiger des sacrifices supplémentaires, au nom des enfants, au nom de la paix sociale, au nom de Dieu.

La colère populaire est sans ambiguïté : la foi relève de la sphère privée, l’éducation nationale relève de la souveraineté républicaine. Oui, les écoles confessionnelles peuvent exister. Mais l’école de la République doit rester la colonne vertébrale de la nation. La fragiliser par un discours religieux opportuniste, c’est affaiblir l’État, trahir les enseignants et hypothéquer l’avenir du pays.

Et beaucoup de Gabonais concluent, amers mais lucides : on ne cite pas la Bible pour justifier la misère de ceux qui tiennent l’école debout pendant que d’autres prêchent confortablement.

Effectivité de la reprise des cours : Camélia Ntoutoume, pourquoi autant de mensonges ?

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Depuis plusieurs semaines, le même scénario se répète au Gabon, avec une régularité presque mécanique. Chaque lundi, Madame la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume, annonce avec assurance et emphase la reprise effective des cours sur l’ensemble du territoire. Une annonce martelée à coups de vidéos officielles et de communiqués triomphants. Problème : dans le Gabon réel, celui que vivent les parents, les élèves et les enseignants, cette reprise reste introuvable.

À croire que la ministre observe un pays que personne d’autre ne voit. Un Gabon parallèle où les élèves sont en classe pendant que, partout ailleurs, ils traînent dans les quartiers, errent dans les cours d’école ou restent tout simplement à la maison. Un Gabon où l’on apprend sans professeurs, où l’école fonctionne sans enseignement, et où la communication tient lieu de politique éducative.

Les images diffusées par le ministère finissent par ressembler à une mauvaise mise en scène. Toujours les mêmes recettes : plans serrés, quelques élèves soigneusement alignés sur des tables-bancs, cadrages évitant toute vue d’ensemble, parfois même des images anciennes recyclées et remises en circulation par des blogueurs zélés. Une école de décor, fabriquée pour la caméra, mais totalement déconnectée de la réalité du terrain.

Sur les réseaux sociaux, les Gabonais ne se laissent plus convaincre. Les commentaires pleuvent, acerbes et ironiques.
« Si tous les élèves ont repris les cours, ceux qui sont encore dans les maisons, ce sont des fantômes ? » s’interroge un internaute.
Un autre enfonce le clou : « Nous sommes tous à Libreville. Les élèves traînent dehors. Les rares enseignants visibles sont des expatriés. »

Au complexe Léon Mba, souvent présenté comme la vitrine de la reprise, les témoignages sont accablants. Les élèves occupent la cour, quelques-uns sont assis en salle, mais sans enseignants. « À peine quelques professeurs font réellement cours », affirme un parent. Plus grave encore, une élève confie que « le proviseur a demandé de faire semblant de rester en classe jusqu’à midi ». L’école du paraître, où l’on fait acte de présence sans apprendre quoi que ce soit.

Et pendant que le ministère persiste dans sa communication optimiste, la réalité institutionnelle rappelle tout le monde à l’ordre : la grève des enseignants reste bel et bien active. Le collectif SOS Éducation, à l’origine de cette paralysie scolaire, est convoqué à l’Assemblée nationale pour des échanges avec les parlementaires en vue d’une sortie de crise. Une évidence s’impose alors : si les cours avaient réellement repris, il n’y aurait aucune crise à résoudre.

La répétition du mensonge finit par lasser, puis par indigner. « Donc tous les lundis, c’est la reprise ? », ironisent les internautes. « Depuis près de deux mois, on nous sert la même fable », dénoncent d’autres. Beaucoup concluent, amers, que le ministère de l’Éducation nationale a abandonné sa mission première pour se transformer en simple machine à communication.

À force de vouloir imposer une réalité fictive, Camélia Ntoutoume et son ministère prennent les Gabonais pour des enfants naïfs. Or l’école gabonaise ne se relèvera ni par des vidéos scénarisées ni par des annonces répétées. Elle se relèvera lorsque les enseignants seront effectivement en classe, lorsque les élèves apprendront réellement, et lorsque la vérité remplacera enfin la mise en scène.

Retour des compétences gabonaises : Franck Nze Ndong Nze concrétise la vision du Chef de l’État

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Lors de son déplacement en France au mois de novembre 2024, le Chef de l’État avait lancé un appel solennel à ses compatriotes vivant à l’étranger, les invitant à regagner la mère patrie afin de contribuer activement à la relance économique nationale. Un message fort, porteur d’une vision claire et assumée : faire du retour des compétences gabonaises de la diaspora un levier stratégique du développement du pays.

Cette orientation présidentielle trouve aujourd’hui une traduction concrète à travers l’action du Pôle national de promotion de l’emploi (PNPE). Sous la conduite de son directeur général, Franck Nze Ndong Nze, l’institution s’emploie à donner corps à cette volonté politique en mettant en place des mécanismes opérationnels visant à faciliter le retour volontaire des Gabonais établis en France et à assurer leur insertion durable sur le marché de l’emploi national.

Lui-même revenu au pays en 2023 après une expérience professionnelle à l’étranger, Franck Nze Ndong Nze incarne cette dynamique de retour, de réengagement et de mise au service de la nation. Sous son impulsion, le PNPE a noué un partenariat stratégique avec l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), débouchant sur la mise en œuvre d’un dispositif structuré d’aide au retour volontaire et à la réinsertion professionnelle des Gabonais vivant en France.

Ci-dessus , le Directeur Général du PNPE , Franck Nze Ndong Nze appelant ses compatriotes vivant à l’étranger à regagner la mère patrie afin de contribuer activement à la relance économique nationale

Ce mécanisme s’inscrit pleinement dans la politique nationale de promotion de l’emploi et de mobilisation des compétences voulue par les plus hautes autorités de l’État. Il vise à offrir aux bénéficiaires un accompagnement cohérent et efficace, depuis la préparation du retour jusqu’à leur intégration professionnelle effective sur le territoire gabonais.

De nombreux Gabonais de la diaspora disposent de qualifications pointues, d’expériences professionnelles solides et de projets économiques à forte valeur ajoutée, capables de répondre aux besoins réels du marché de l’emploi national. En levant les obstacles liés au retour et à l’insertion, le partenariat OFII-PNPE ambitionne de transformer ces potentiels en contributions concrètes au développement économique et social du Gabon.

Au-delà de son aspect technique, cette initiative marque un tournant majeur dans la relation entre l’État et sa diaspora. Elle traduit le passage d’un simple discours incitatif à une action publique structurée, fondée sur la confiance, la valorisation des compétences nationales et l’engagement patriotique. À travers cette démarche, Franck Nze Ndong Nze s’inscrit résolument dans la mise en œuvre de la vision du Chef de l’État, faisant du retour des compétences gabonaises un pilier central de la construction du Gabon de demain.

Gabon : le PPG appelle à une mobilisation nationale pour accompagner la 5ᵉ République

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Alors que le Gabon aborde une étape charnière de son évolution politique et institutionnelle, le Parti patriotique gabonais (PPG) invite les forces vives du pays à privilégier l’unité et l’intérêt supérieur de la Nation. À travers une prise de position officielle, le parti plaide pour l’instauration d’un climat de concorde nationale, estimant que la réussite de la 5ᵉ République passe par une période de stabilité sociale et politique.

Selon le PPG, cette démarche suppose une suspension des tensions sociales et des affrontements politiques, afin de permettre aux autorités de disposer de la sérénité nécessaire pour engager les réformes essentielles. Le parti met en avant plusieurs priorités : la relance de l’activité économique, la finalisation des grands projets structurants, la modernisation de l’appareil administratif et le rétablissement d’un lien de confiance durable entre l’État et les citoyens.

Dans cette dynamique, le Parti patriotique gabonais prévoit d’organiser, dans les prochains jours, une rencontre politique d’envergure. Cette initiative ambitionne de rassembler responsables politiques, organisations syndicales et acteurs de la société civile autour d’une vision commune, fondée sur la cohésion nationale et le dépassement des clivages partisans.

Se positionnant comme un acteur résolument engagé en faveur de la paix sociale, le PPG réaffirme son soutien au processus en cours sous la 5ᵉ République. Pour la formation politique, l’appel à l’unité ne relève ni d’un calcul conjoncturel ni d’un simple discours de circonstance, mais d’une exigence collective destinée à refonder l’action publique et à inscrire le Gabon sur la voie d’un développement durable et partagé.

PNPE – OLAM Gabon : une vaste campagne de recrutement ouvre 1 428 opportunités dans l’agriculture

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Le secteur agricole gabonais s’apprête à connaître un important renforcement de ses effectifs. Dans le cadre d’un nouveau partenariat stratégique, OLAM Gabon a sollicité l’appui du Pôle National de Promotion de l’Emploi (PNPE) pour le lancement d’une vaste campagne de recrutement de 1 428 ouvriers agricoles sur plusieurs sites du pays.

Cette opération d’envergure vise à répondre aux besoins croissants en main-d’œuvre des plantations d’OLAM Gabon, tout en offrant des perspectives concrètes d’insertion professionnelle à de nombreux Gabonais. Le PNPE jouera un rôle central dans la mise en œuvre de cette campagne, à travers la mobilisation de son réseau d’Antennes sur le territoire national. Il sera appuyé par ONE Intérim, chargé de la contractualisation des travailleurs recrutés ainsi que du suivi administratif.

Les besoins sont répartis sur trois localités clés : 575 postes à Mouila, 495 à Ndendé et 360 à Kango. Le déploiement se fera de manière progressive. Dès janvier 2026, 228 postes d’élagueurs seront pourvus, avant le recrutement de 1 270 ouvriers agricoles supplémentaires prévu pour février 2026.

Les candidats retenus bénéficieront de contrats d’une durée minimale d’un an, renouvelables, assortis d’un salaire net mensuel de 150 000 FCFA, auquel pourront s’ajouter des bonus liés à la performance. Des conditions qui traduisent la volonté des partenaires d’offrir un cadre de travail attractif et structuré.

La séance de trravail à Olam

En amont du lancement effectif des recrutements, des équipes locales mèneront des actions de sensibilisation auprès des autorités administratives, des leaders communautaires et des acteurs locaux, afin de faciliter l’adhésion des populations, sécuriser le processus et garantir un déploiement harmonieux sur les différents sites.

Tirant les leçons des campagnes précédentes, des mesures spécifiques seront également mises en place pour limiter les désistements et améliorer l’intégration des nouveaux employés. Une attention particulière sera portée aux conditions de vie et de travail, considérées comme des facteurs déterminants pour la stabilité des effectifs.

Au-delà des dispositifs techniques et administratifs, les responsables insistent sur un enjeu essentiel : le changement de perception de la jeunesse gabonaise vis-à-vis des métiers agricoles. L’engagement durable dans ce secteur est présenté comme un levier majeur pour transformer ces opportunités en emplois stables, dignes et porteurs d’avenir, tout en contribuant activement au développement économique et social des territoires concernés.

La prison n’a pas brisé Marcel Libama : le syndicaliste s’impose à nouveau

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À peine sorti de détention, Marcel Libama ne faiblit pas. Loin de se laisser intimider par les menaces du passé ou la pression du présent, le vétéran du combat syndical affiche une fougue intacte et une détermination à toute épreuve pour défendre les droits des enseignants gabonais.

« Puisque pratiquement on a tout gagné, pourquoi on crée une Assemblée Générale ? », lance-t-il, aussitôt suivi d’une réponse sans équivoque : « Parce que cela s’impose ! On ne pourra pas sortir de cette grève de manière démocratique sans passer par la case de l’Assemblée Générale, à Libreville, à Franceville, à Chibanga, à Mwila, à Oyen, à Makokou, à Lambaréné. » Pour Libama, le respect de la démocratie interne des syndicats est une obligation : « Ils ont l’obligation de rendre compte à nos militants, à nos bénéficiaires. Il y a une redévabilité. On ne va pas aux négociations pour soi-même, on passe pour tout le monde. »

La force de son message est claire : cette grève, fruit d’une mobilisation historique, ne doit pas être trahie ou diluée. « Ne pensez pas qu’un simple discours du gouvernement suffira à nous faire revenir en arrière. Les grèves sont cycliques, mais une grève comme celle-ci, il faut attendre au moins quatre ans pour la reproduire », prévient-il. La gravité de ses mots rappelle que derrière le ton passionné se cache une stratégie réfléchie, fondée sur l’expérience et la sociologie des mouvements sociaux dans le secteur de l’éducation.

Libama n’hésite pas à pointer du doigt les failles du dialogue gouvernemental : « Je ne comprends pas, madame la ministre, qui sait très bien que les décisions au niveau des syndicats se prennent dans les AG, n’a pas conseillé à ses partenaires de présenter nos demandes à nos militants. » Pour lui, le respect du protocole et de la démocratie interne est crucial : « Réunissez les principaux acteurs autour de la table. Toute guerre se termine toujours autour d’une table. Le dialogue social, c’est le prérogatif des organisations syndicales les plus représentatives. »

Enfin, le syndicaliste compare avec lucidité l’époque actuelle à celle d’Alimogo, un passé marqué par la répression : « J’ai comme l’impression que le début de la cinquième république ressemble à la fin du régime d’Alimogo. » Malgré la surveillance, les pressions et les détentions, Marcel Libama reste un roc : fidèle à ses convictions, il continue de se battre pour que chaque voix d’enseignant soit entendue et respectée.

Ce retour à la lumière publique prouve que pour certains hommes, ni la prison ni l’oppression ne suffisent à éteindre l’engagement. Marcel Libama reste, plus que jamais, le symbole d’une résistance syndicale courageuse et déterminée.

Laurence NDONG mobilise les Femmes Bâtisseuses pour réussir la rentrée politique sous le marrainage de la Première Dame

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La Ligue des Femmes de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) a marqué un temps fort dans sa préparation de la rentrée politique. Placée sous le très haut marrainage de la Première Dame de la République, Madame Zita OLIGUI NGUEMA, Présidente d’Honneur de la Ligue, la réunion s’est tenue le mercredi 28 janvier au siège du parti à Okala, sous la présidence de la Compagnonne Laurence NDONG, Présidente de la Ligue, en présence des membres du Bureau et des responsables provinciaux.

Voulue inclusive et participative, conformément à la vision de la Présidente de la Ligue et aux valeurs promues par le Président Fondateur, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, cette rencontre a permis de présenter le projet d’organisation de la rentrée politique et d’enrichir son contenu grâce aux contributions de toutes les participantes.

La Ligue des Femmes de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB)

À cette occasion, Laurence NDONG a lancé un appel vibrant à toutes les femmes pour qu’elles adhèrent pleinement à la vision du Président Fondateur, soulignant que les actions et le fonctionnement de la Ligue doivent s’inscrire dans le cadre du programme et des orientations du parti.

La réunion s’est déroulée dans un climat de sérénité et de ferveur militante. Les participantes ont été sensibilisées à l’importance d’une mobilisation exemplaire lors de la rentrée politique, témoignant de l’engagement indéfectible des Compagnonnes Bâtisseuses, tant au Gabon qu’à travers la diaspora, pour la promotion du développement socio-économique initié par le Président Fondateur du parti.

Haine ethnique autorisée au Gabon ? Bob Mengome et Junior Ndong Ndong désactivés, Okoumba et Wazangoye protégés

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Le Gabon traverse une période critique de son histoire. La transition devait restaurer la justice, l’État de droit et l’unité nationale. Mais au lieu de cela, des discours d’une gravité extrême circulent librement, sans qu’aucune autorité ne réagisse. Cette complaisance des pouvoirs publics face à la haine ethnique est inacceptable et dangereuse.

Deux noms émergent dans ce scandale : Philippe Wazangoye et Wilfried Okoumba, tous deux du Haut-Ogooué. Ces hommes tiennent régulièrement des propos haineux, ciblant la communauté Fang. Et ce ne sont pas de simples opinions politiques : ils appellent ouvertement à la violence, voire à l’extermination d’un peuple.

Dans le cas de Philippe Wazangoye, le témoignage de M. Onkana Leboussa, natif du Haut-Ogooué et proche de longue date de Wazangoye, confirme l’ampleur des attaques verbales. Wazangoye n’épargne ni les personnalités politiques ni les Fang, et le fait avec une audace qui choque. Ce signalement, provenant de son propre cercle social, ne laisse aucun doute : ses propos sont bien réels et dangereux.

Pour Wilfried Okoumba, c’est pire encore. Depuis plus de deux ans, il diffuse des messages haineux sur les réseaux sociaux, sans qu’aucune enquête ne soit ouverte. Mieux encore, il s’affiche publiquement aux côtés du Chef de l’État à Paris en 2023, donnant le sentiment que certaines communautés bénéficient d’une protection spéciale. Cette impunité flagrante envoie un message catastrophique : certains peuvent tout dire et tout faire sans jamais être inquiétés.

Pendant ce temps, des citoyens comme Bob Mengome et Junior Ndong Ndong sont arrêtés et jetés en prison pour des propos bien moins graves. Cette justice à deux vitesses est scandaleuse et profondément dangereuse. Elle montre que dans ce pays, l’appartenance ethnique ou les relations politiques peuvent vous placer au-dessus de la loi, tandis que le reste du peuple subit la répression.

Ci-dessus, de gauche à droite, puis de haut en bas : Xavier Junior Ndong Ndong, Bob Mengome, Philippe Wazangoye et Wilfried Okoumba.

Le danger est réel et immédiat : ce n’est pas la diversité ethnique qui menace le Gabon, mais l’injustice et le favoritisme systématique. Quand certains semblent intouchables et que d’autres sont écrasés pour des fautes mineures, le tissu social se fissure, la colère monte et la confiance envers l’État disparaît.

Cette complaisance des autorités face aux discours haineux est un poison pour la Nation. Elle nourrit frustration, peur et méfiance, et crée des fractures profondes, difficiles à réparer. Laisser prospérer la haine tout en punissant ceux qui la dénoncent, c’est institutionnaliser un système de deux poids, deux mesures. C’est un crime contre la paix nationale et l’unité du pays.

La République gabonaise ne doit reconnaître que des citoyens égaux devant la loi. Si certains peuvent tenir des propos haineux en toute impunité, alors tout le système est en faillite. Les autorités doivent agir immédiatement, sanctionner les coupables, et envoyer un message clair : la haine ethnique ne sera jamais tolérée.

Tolérer la haine, c’est déjà la légitimer. Protéger ceux qui la propagent, c’est affaiblir le pays tout entier. Le Gabon ne peut se permettre ce jeu dangereux : la paix et l’unité nationale sont trop précieuses pour rester entre les mains d’autorités aveugles et complaisantes.

Après le Woleu-Ntem, cap sur l’Ogooué-Ivindo : Bertrand Zibi retrouve le Président sur le terrain

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Au fil des semaines, une dynamique politique nouvelle se dessine avec clarté : celle d’un État désormais soucieux du suivi effectif des projets publics engagés au nom de la République. Dans cette logique, Bertrand Zibi s’impose progressivement comme l’un des acteurs clés du dispositif de contrôle et de vérification voulu par le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema.

Après avoir conduit une mission de terrain dans la province du Woleu-Ntem, notamment à Oyem et Minvoul, le délégué du Chef de l’État a poursuivi son engagement républicain vers l’Ogooué-Ivindo. Une continuité qui illustre la cohérence de l’action publique et la volonté présidentielle de rompre définitivement avec la culture des chantiers abandonnés.

Dans le Woleu-Ntem, Bertrand Zibi a multiplié les descentes sur les sites concernés par les travaux engagés par l’État. Objectif : constater l’état réel d’avancement des projets, écouter les populations et faire remonter des informations précises aux plus hautes autorités. Une démarche saluée localement, dans un pays longtemps habitué aux annonces sans suivi.

C’est dans cette dynamique qu’il a rejoint, lundi 26 janvier 2026, le Chef de l’État à Makokou, chef-lieu de la province de l’Ogooué-Ivindo. Cette étape a marqué la rencontre entre le travail de vérification préalable mené sur le terrain et la visite officielle du Président de la République dans ladite province.

À Makokou, Brice Clotaire Oligui Nguema a procédé à plusieurs inaugurations, inspections de chantiers et échanges directs avec les populations, confirmant une fois encore sa méthode de gouvernance fondée sur l’action, la proximité et la redevabilité. La présence de Bertrand Zibi à ses côtés traduisait la cohérence de la chaîne républicaine et l’importance accordée au suivi rigoureux des projets publics.

Makokou: Bertrand Zibi aux côtés du chef de l’Etat.

Au-delà de sa mission ponctuelle, Bertrand Zibi apparaît désormais comme un acteur opérationnel de la Cinquième République. Longtemps connu pour son franc-parler et ses prises de position tranchées, il incarne aujourd’hui une évolution politique marquée vers la responsabilité, la discipline institutionnelle et le sens du devoir.

De province en province, son engagement contribue à installer une nouvelle culture politique fondée sur le contrôle, la redevabilité et le respect de la parole publique. Une fidélité au Chef de l’État qui ne relève ni de l’opportunisme ni du culte de la personnalité, mais d’une conviction assumée : la refondation du Gabon passe par l’unité de l’action publique et la cohérence de l’État.

Ainsi, du Woleu-Ntem à l’Ogooué-Ivindo, la République avance, portée par une même volonté : faire du terrain le véritable baromètre de l’action gouvernementale.