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Oyem : « Stop au bordel ! » Chen cogne la table et rappelle qu’il est l’unique patron municipal

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À Oyem, la mairie ressemblait dangereusement à un marché improvisé : tout le monde criait “maire !”, tout le monde commandait, tout le monde décidait… sauf le maire lui-même. Trop, c’est trop. Et cette fois, Chen Sylvestre Mezui M’Obiang est sorti de ses gonds. Fin de la récréation, rideau sur la comédie municipale.

Dans un discours aussi brutal que révélateur, le premier magistrat de la ville a vidé son sac. Exaspéré par ce qu’il qualifie implicitement de désordre organisé, le maire d’Oyem a dénoncé l’attitude de ses adjoints et des maires d’arrondissement qui, selon lui, se sont autoproclamés patrons de la ville, foulant aux pieds hiérarchie, textes et déontologie.

À l’écouter, Oyem n’est plus une commune, mais un califat municipal, où chacun s’arroge le titre de maire, descend dans la rue, parle au nom de la mairie et gouverne à sa guise. Une situation “heurtante”, presque insultante, pour celui qui rappelle avec fermeté :
👉 « Je suis le seul maire de cette ville qui parle au nom de la mairie dans la commune d’Oyem. »

Le message est clair, tranchant, sans filtre : les textes existent, ils ont été écrits, et ils ne sont pas décoratifs. Gouverner ne consiste pas à parader devant les caméras ou à se proclamer chef de quartier sous prétexte d’un titre administratif. Gouverner, c’est connaître ses limites, respecter la hiérarchie et comprendre la loi ou, à défaut, demander conseil aux professionnels.

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Mais le plus grave, dans cette sortie musclée, reste l’interpellation directe du personnel municipal :
👉 « Où est passée l’éthique ? Où a-t-on piétiné la déontologie ? »
Une question qui résonne comme un aveu collectif d’échec. Quand l’administration devient un terrain de jeu, la ville bascule dans l’anarchie feutrée.

En filigrane, Chen Mezui M’Obiang règle aussi ses comptes : non, il ne manque ni de vigueur ni d’intelligence. Et non, Oyem n’a pas deux maires, encore moins dix. Il y a un chef, un seul, et il vient de rappeler à tout le monde que l’autorité ne se partage pas dans le désordre.

Ce coup de colère sonne comme un avertissement sévère : soit chacun retourne à sa place, soit la mairie continuera à ressembler à un orchestre sans chef, où chacun joue sa partition… faux, fort, et au détriment des populations.

À Oyem, le maire a parlé. Fort. Très fort. Reste à voir si, cette fois, le message descendra des discours aux actes.

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