Le 17 septembre 2025, date à la fois symbolique et personnelle, Marc Ona Essangui, figure emblématique de la société civile et désormais tête de liste de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), a lancé sa campagne électorale dans le canton Kyé. Loin d’un simple rituel politique, c’est une véritable démonstration de vision et de détermination que le candidat a livrée lors d’une conférence de presse maîtrisée, préférée à un meeting pour affirmer son identité : clarté, transparence et proximité.
« Je ne suis pas un homme politique de carrière, mais un bâtisseur », a déclaré celui qui revendique plus de trente ans de lutte au service du peuple gabonais. En s’inscrivant dans la lignée des fondateurs de partis qui ont marqué l’histoire du Gabon – Léon Mba, Omar Bongo et, désormais, Brice Clotaire Oligui Nguema – Marc Ona Essangui assume une continuité, mais surtout une rupture : bâtir un Woleu fort, moderne et autonome. Son discours a frappé par sa sincérité et son ancrage local. Fils du canton Kyé, il a rappelé ses épreuves, ses emprisonnements, ses combats menés sans exil, préférant toujours affronter la réalité sur le terrain plutôt que se réfugier derrière les écrans. Une posture qui crédibilise son ambition : redonner au Woleu la place qu’il mérite dans la province et dans le pays.
Le constat dressé par le candidat est sans appel : un système de santé abandonné, dépourvu de médicaments et d’électricité ; des routes impraticables ; des villages privés d’eau potable et d’électricité ; des écoles délabrées condamnant la jeunesse au désespoir ; un chômage massif et une gouvernance opaque héritée de l’ancien régime. Mais face à cette réalité amère, Marc Ona Essangui ne se contente pas de dénoncer : il propose une vision claire et structurée, articulée autour de cinq grands chantiers : infrastructures, santé, éducation, gouvernance transparente et économie locale durable.
Ci-dessus , images de la conference de presse .
Ce qui distingue l’offre politique de l’UDB dans le Woleu, c’est la précision et la méthode. Sept projets phares, chiffrés et planifiés, donnent à ce programme une solidité rarement observée dans les campagnes locales : électrification par énergies renouvelables pour 75 % des villages d’ici 2030 ; relance du café et du cacao jusqu’à 17 000 tonnes par an ; formation de 500 jeunes par an dans l’agriculture et la pisciculture ; réhabilitation routière dans les cinq cantons ; ou encore construction d’habitats durables respectueux de l’identité architecturale locale. À travers ces priorités, le candidat assume une méthode de gouvernance innovante : contrôle citoyen via la plateforme Woleu Transparent, publication semestrielle des finances publiques, création des Cercles citoyens du Woleu pour surveiller l’action publique et rendre chaque habitant acteur du changement.
Marc Ona Essangui n’a pas manqué de souligner que sa victoire et la réussite de ses projets ne dépendront pas de lui seul, mais d’une mobilisation citoyenne forte : « Ce combat, nous voulons le mener collectivement, avec courage et détermination. » Son appel vise à transformer les électeurs en bâtisseurs de leur propre avenir, à l’image du slogan implicite de sa campagne : choisir l’action et l’espoir plutôt que l’attente et la résignation.
En plaçant sa campagne sous le sceau de la rigueur, de la transparence et de la proximité, Marc Ona Essangui bouscule les codes de la politique traditionnelle. Dans un département marqué par l’abandon et les promesses non tenues, il offre une alternative crédible, structurée et profondément enracinée dans les réalités locales. Le 27 septembre prochain, les électeurs du canton Kyé auront donc à choisir entre la perpétuation de l’opacité héritée du système Bongo et l’entrée dans une ère nouvelle, incarnée par un homme qui se définit avant tout comme un bâtisseur. Pour Marc Ona Essangui, ce rendez-vous électoral ne sera pas une simple étape : il se veut le point de départ d’une transformation historique du Woleu et, par ricochet, du Gabon.
