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Magazine Super Star > ACTUALITE > OR GABONAIS : DE LA MINE AU LINGOT, LE GABON VEUT RÉCUPÉRER SA RICHESSE
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OR GABONAIS : DE LA MINE AU LINGOT, LE GABON VEUT RÉCUPÉRER SA RICHESSE

Last updated: 7 septembre 2026 22h31
Published: 7 septembre 2026
ACTUALITE
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À la Raffinerie Gabonaise de l’Or, le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, a donné ce lundi 7 septembre 2026 un contenu concret à la nouvelle dynamique engagée dans le secteur aurifère : assainir la filière, mieux contrôler les flux, renforcer la transformation locale et faire en sorte qu’une plus grande part de la valeur créée par l’or bénéficie à l’économie gabonaise.

Contents
  • Remettre de l’ordre avant de relancer
  • Mieux connaître les flux pour mieux protéger la ressource
  • À Nkok, l’or prend une nouvelle dimension
  • Une vision nationale, une mise en œuvre sur le terrain
  • La SEM appelée à jouer pleinement son rôle
  • Garder davantage de valeur au Gabon

À Nkok, le symbole est fort.

D’un côté, une ressource extraite du sous-sol gabonais. De l’autre, un outil industriel capable de la réceptionner, de la contrôler, de la raffiner et de la certifier.

Entre les deux, c’est toute une chaîne que les autorités veulent désormais mieux maîtriser.

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Pour sa première visite de travail à la Raffinerie Gabonaise de l’Or (RGO), Sosthène Nguema Nguema est venu prendre la mesure de cet outil stratégique et présenter les prochaines étapes de la réorganisation de la filière.

Cette démarche s’inscrit dans l’orientation portée par le Chef de l’État, Brice Clotaire Nguema, en faveur d’une plus grande maîtrise des ressources naturelles et d’une transformation accrue des richesses produites au Gabon.

L’ambition est désormais résumée en quatre verbes : assainir, tracer, raffiner et valoriser.

Remettre de l’ordre avant de relancer

La suspension des activités aurifères a constitué le point de départ de cette remise à plat.

Il fallait d’abord mieux connaître la réalité du secteur : les acteurs, les titres détenus, les activités effectivement menées et les circuits par lesquels l’or est produit et commercialisé.

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Le recensement national obligatoire des acteurs, organisé du 29 octobre au 5 novembre 2025, a constitué une première étape. Il concernait notamment les exploitants à petite échelle, les artisans miniers, les collecteurs et les bijoutiers.

Le ministère a ensuite conduit un audit interne portant sur la situation des titres et des opérateurs. Le diagnostic a permis de faire apparaître plusieurs situations : des sociétés détentrices de permis sans activité effective, des cas de non-respect des obligations du Code minier, des situations nécessitant une régularisation, mais également des opérateurs en règle.

L’objectif n’est donc pas de fermer durablement la filière. Il est de la remettre sur des bases plus claires.

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Les opérateurs conformes doivent pouvoir reprendre leurs activités selon une procédure documentée et traçable. Les situations irrégulières, quant à elles, doivent être traitées conformément au droit.

Ce travail est complété par un audit externe de l’ensemble de la filière conduit par le cabinet Talex. Ses conclusions doivent permettre d’affiner le diagnostic et de renforcer les procédures.

Mieux connaître les flux pour mieux protéger la ressource

L’autre enjeu de cette réforme est celui de la traçabilité.

Le Gabon veut désormais renforcer sa capacité à suivre l’or depuis sa production jusqu’à sa transformation et sa commercialisation.

L’objectif est à la fois économique et stratégique : disposer de données plus fiables sur la production, mieux sécuriser les flux et lutter contre les circuits illicites.

Cette exigence de traçabilité doit également contribuer à une meilleure transparence de la filière et permettre à l’État de mieux apprécier la valeur réellement générée par la ressource.

Car la souveraineté ne consiste pas uniquement à posséder une richesse naturelle. Elle suppose aussi de savoir où elle se trouve, par qui elle est produite, comment elle circule et quelle valeur elle crée.

À Nkok, l’or prend une nouvelle dimension

C’est dans cette logique que la RGO occupe une place particulière.

Inaugurée le 2 juin 2023, la raffinerie constitue l’un des outils permettant au Gabon de franchir une étape supplémentaire dans la valorisation de son or.

Sur le site de Nkok, le ministre a pu suivre les différentes opérations qui structurent le processus : réception, pesée, contrôle, raffinage, certification et stockage.

Cette capacité de transformation locale ouvre une nouvelle perspective pour le pays.

L’enjeu n’est plus seulement de produire de l’or, mais de conserver davantage de valeur au Gabon avant sa commercialisation.

C’est aussi une manière de soutenir le contenu local, de développer les compétences nationales et de contribuer à la diversification de l’économie.

L’or raffiné et certifié devient ainsi l’aboutissement visible d’une chaîne dont les autorités veulent progressivement renforcer la maîtrise.

Une vision nationale, une mise en œuvre sur le terrain

La réforme aurifère s’inscrit dans une ambition plus large de souveraineté économique.

Le rôle du ministère est désormais de traduire cette orientation en mesures concrètes : assainissement du cadastre, clarification de la situation des opérateurs, renforcement de la traçabilité, organisation de la collecte, transformation locale et constitution progressive d’un stock stratégique.

C’est dans cette phase de mise en œuvre que se situe l’action de Sosthène Nguema Nguema.

Sur le terrain, le ministre porte une démarche qui vise à donner davantage de cohérence à une filière longtemps marquée par des insuffisances dans le contrôle et la connaissance des flux.

Son approche repose sur une idée simple : remettre de l’ordre pour pouvoir créer davantage de valeur.

La SEM appelée à jouer pleinement son rôle

Cette nouvelle organisation donne également une place importante à la Société Équatoriale des Mines (SEM), l’opérateur national.

La SEM est appelée à contribuer au développement minier, à la collecte, aux prises de participation et à la valorisation du patrimoine minier national.

La signature de la convention Mboumba–SEM illustre cette volonté de renforcer les capacités nationales et de permettre à l’État de disposer d’un opérateur capable de prendre des positions stratégiques.

La chaîne appelée à se structurer repose ainsi sur plusieurs fonctions complémentaires : gouvernance et contrôle de l’État, intervention de l’opérateur national, transformation à la RGO, constitution d’un stock stratégique et commercialisation organisée de l’or raffiné.

Garder davantage de valeur au Gabon

Au fond, la réforme de la filière aurifère pose une question simple : que reste-t-il au Gabon une fois l’or extrait de son sous-sol ?

La réponse que veulent apporter les autorités passe par une meilleure maîtrise de l’ensemble de la chaîne.

Assainir le cadastre. Permettre la reprise des opérateurs conformes. Tracer les flux. Raffiner localement. Constituer progressivement un stock stratégique. Mieux organiser la commercialisation.

Le chantier est important et son succès dépendra désormais de la capacité à transformer ces orientations en procédures efficaces et en mécanismes de contrôle opérationnels.

Mais à Nkok, une chose est désormais clairement affichée : l’époque où la question de l’or se limitait à son extraction est appelée à évoluer.

Le Gabon veut davantage connaître son or, le contrôler, le transformer et en conserver la valeur.

C’est tout le sens de cette nouvelle étape, inscrite dans la vision de souveraineté économique portée par les plus hautes autorités de l’État et mise progressivement en œuvre par le ministère des Mines.

De l’or extrait à l’or souverain : le Gabon entend désormais écrire une nouvelle page de son histoire minière.

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