Ngouoni est aujourd’hui le théâtre d’un drame qui dépasse l’entendement. Samuel Ankama, élève en classe de 4e au lycée public Eugène-Mikoto, est décédé ce dimanche, deux jours après avoir sombré dans le coma, victime d’un empoisonnement présumé orchestré par ses soi-disant amis. Oui, ceux-là mêmes qu’il croyait partager des instants d’amitié et de complicité.
Les faits sont simples et glaçants : vendredi dernier, lors d’une sortie entre camarades, Samuel aurait bu une boisson truquée par ses propres amis, qui ont préféré transformer un moment de détente en tragédie. Très vite, le jeune homme s’est senti mal avant de s’effondrer. Transporté d’urgence au centre médical de Ngouoni, puis évacué vers le CHU Amissa Bongo de Franceville, il n’a malheureusement survécu que deux jours.
Ce geste, lâche, ignoble et incompréhensible, devrait secouer toutes les consciences. Comment des adolescents, censés apprendre la solidarité et l’empathie, peuvent-ils commettre un acte aussi barbare ? La famille du défunt, effondrée, peine encore à comprendre ce drame. Pendant ce temps, la Police judiciaire est à la recherche des suspects, espérant traduire les coupables devant la justice.
Mais au-delà de la sanction pénale, il y a une leçon sociale et parentale à tirer : nos enfants sont en danger, même parmi leurs amis. Trop de parents se reposent sur la confiance aveugle, laissant leurs enfants circuler sans surveillance, sans dialogue, sans cadre moral. Les groupes d’amis, les réseaux sociaux et les soirées festives deviennent parfois des pièges mortels pour une jeunesse laissée à elle-même.
La mort de Samuel Ankama n’est pas qu’un drame individuel. C’est un avertissement cruel pour toute la société : surveillons nos enfants, éduquons-les, encadrons-les, avant qu’il ne soit trop tard. Parce qu’aujourd’hui, même l’amitié peut tuer.
Parents, ouvrez les yeux : vos enfants ont besoin de vous, pas seulement de vos téléphones ou de votre indifférence.
