Il y a des attaques qui ne trompent pas, des offensives médiatiques si mal ficelées qu’elles en deviennent suspectes. Aujourd’hui, c’est un homme qui se retrouve au cœur d’un tir groupé savamment orchestré : Monsieur Bienvenu Érichk Mauro, architecte DPLG, ancien président de l’Ordre gabonais des architectes, une figure respectée au Gabon comme à l’international. Reconnu pour sa rigueur, son exigence du travail bien fait, ainsi que pour ses valeurs morales et éthiques, il avait été choisi par le Chef de l’État pour incarner le savoir-faire national à travers un projet hautement symbolique, celui du monument du bord de mer. Pourtant, depuis le lancement de ce chantier, une campagne persistante s’emploie à fragiliser son image et à installer le doute dans l’opinion.
Une mécanique de discrédit bien rodée
Depuis plusieurs mois, une série d’articles orientés, d’accusations sans preuves et d’insinuations répétées alimente un climat de suspicion autour de sa personne. Les griefs avancés sont toujours les mêmes : retard dans la livraison de l’ouvrage, soupçons de détournement de fonds et gestion jugée opaque du chantier. Mais derrière cette avalanche d’accusations, une réalité s’impose avec force : aucune preuve tangible n’a été présentée. Aucun document officiel, aucune pièce comptable, aucune décision administrative ni même la moindre procédure judiciaire ne viennent étayer ces affirmations. À la place, ce sont des publications anonymes et des relais médiatiques aux méthodes douteuses qui tentent de fabriquer une vérité alternative. On ne parle plus ici d’information, mais d’une entreprise de manipulation de l’opinion.
Des accusations sans fondement établi
La nouvelle communication à charge contre Mauro Nguema évoque le décaissement de près de 7,8 milliards de francs CFA sur un budget total estimé à 8 milliards, laissant entendre une consommation quasi totale des fonds pour un chantier inachevé. Pourtant, aucune trace des documents de paiement n’a été rendue publique, aucun circuit financier n’a été détaillé et aucune preuve de perception directe par l’architecte n’a été produite. Dans un contexte où les mécanismes de lutte contre la gabegie ont été renforcés, avec des structures antifraudes pleinement opérationnelles et des contrôles effectifs sur les grands chantiers de l’État, une question s’impose avec acuité : si des irrégularités existaient réellement, pourquoi aucune procédure n’a-t-elle été engagée jusqu’à présent ? Ce silence institutionnel fragilise considérablement la crédibilité des accusations portées.
Le retard, un prétexte commode
Le retard du chantier est présenté comme une preuve implicite de mauvaise gestion. Pourtant, là encore, aucune mise en demeure officielle, aucune sanction administrative ni aucune injonction formelle n’ont été rendues publiques pour attester d’un manquement avéré. Dans la réalité des grands projets d’infrastructure, les retards ne sont ni rares ni systématiquement synonymes de faute. Ils peuvent résulter de contraintes techniques, administratives ou financières qui échappent parfois à un seul acteur. Réduire la complexité d’un tel chantier à une simple accusation personnelle relève davantage d’une stratégie de simplification abusive que d’une analyse rigoureuse.


Une question centrale : pourquoi Moro ?
Derrière cette campagne, une interrogation fondamentale émerge et ne peut être éludée : pourquoi s’acharner avec une telle insistance sur Bienvenu Érichk Mauro ? Pourquoi vouloir le discréditer à tout prix, au point d’en faire une cible publique ? Cette situation laisse entrevoir l’existence de luttes d’intérêts en coulisses, où se mêlent rivalités professionnelles, enjeux financiers et stratégies d’influence. Un homme incarnant la compétence locale, placé à la tête d’un projet symbolique et doté d’une forte visibilité, peut rapidement devenir gênant dans certains cercles. Dès lors, le discrédit devient une arme, et la rumeur un outil.
Le choix du silence
Contacté par notre rédaction, l’architecte a choisi, pour l’instant, de ne pas répondre à cette campagne. Il affirme être concentré sur la mission qui lui a été confiée et estime qu’un moment viendra où il s’exprimera publiquement. Ce silence, loin d’être une fuite, apparaît comme une stratégie assumée, celle de ne pas céder à la polémique ni descendre dans un débat qu’il juge indigne. Dans un contexte où les attaques se multiplient, cette posture tranche avec le tumulte ambiant et renforce, pour certains, l’image d’un homme déterminé à rester focalisé sur son travail.
Un risque de retour de flamme
Cependant, ceux qui alimentent aujourd’hui cette cabale semblent oublier une réalité essentielle : la vérité finit toujours par émerger. Le jour où des éléments concrets seront produits, où les responsabilités seront clairement établies, les conséquences pourraient être lourdes pour les auteurs de cette campagne. Si cette offensive médiatique s’avère être une entreprise de déstabilisation, alors le retour de bâton pourrait être particulièrement violent et exposer des mécanismes bien plus profonds que ceux actuellement visibles.
Au-delà du chantier, un enjeu national
Cette affaire dépasse largement le cadre du monument du bord de mer. Elle interroge la place des compétences locales dans les grands projets publics, la crédibilité des mécanismes de contrôle de l’État et la manière dont l’opinion peut être influencée par des campagnes médiatiques orientées. À ce stade, une chose demeure certaine : en l’absence de preuves, une accusation ne peut tenir lieu de vérité. Et dans cette affaire, tout laisse à penser que Bienvenu Érichk Mauro est peut-être moins coupable qu’il ne dérange.






