La musique gabonaise est en deuil. Le chanteur Michel Zamata est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi, aux environs de 1 heure du matin, à Libreville, où il avait été évacué pour recevoir des soins médicaux après plusieurs mois de maladie.
Originaire de Lambaréné, sa ville natale, l’artiste devait prendre part à la Fête des cultures organisée ce mois-ci par la mairie de la commune. Malheureusement, son état de santé ne lui a pas permis d’honorer ce rendez-vous avec son public.
Avec sa disparition, Lambaréné perd l’un de ses artistes-musiciens les plus emblématiques. Apparue sur la scène musicale gabonaise dans les années 1980, Michel Zamata a marqué plusieurs générations grâce à son talent, sa voix singulière et son attachement aux valeurs culturelles gabonaises. Son titre « Nfulbeign », qui l’a propulsé vers la gloire, demeure l’un des morceaux les plus populaires de son répertoire. Il a ensuite confirmé son succès avec d’autres œuvres marquantes, dont « Maman Régab ».
Chanteur et auteur-compositeur, Michel Zamata s’est distingué par un style original mêlant musique traditionnelle gabonaise et influences afro-pop modernes. Puisant son inspiration dans les sonorités du Moyen-Ogooué, il a su moderniser les rythmes ancestraux à travers des arrangements contemporains associant percussions locales, guitares africaines et instrumentation moderne.
À travers ses chansons interprétées en français et en langues gabonaises, il abordait des thèmes universels tels que l’identité, l’héritage culturel, l’amour et les réalités de la société. Son œuvre a largement contribué à la valorisation du patrimoine musical du centre du Gabon et à la promotion des traditions orales auprès des jeunes générations.
Au fil des années, Michel Zamata s’est imposé comme l’un des ambassadeurs culturels de Lambaréné. Son parcours, jalonné de prestations lors de manifestations culturelles et de collaborations artistiques, témoigne de son engagement constant en faveur du rayonnement de la musique gabonaise.
Au-delà de l’artiste, c’est un homme profondément attaché à sa culture et à la transmission du patrimoine qui disparaît aujourd’hui. Son héritage musical continuera de résonner dans le cœur des mélomanes gabonais et de tous ceux qui ont été touchés par son art.
La rédaction adresse ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté artistique nationale.
Repose en paix, Michel Zamata.





