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« Meyang-Nfoulayong : trois jeunes arrêtés pour avoir tenté de dénoncer la fraude du PDG, exigeons leur libération immédiate !

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Meyang-Nfoulayong, paisible localité du Komo-Mondah, vit un véritable scandale politique et humain. Ce qui aurait dû être un simple acte citoyen pacifique s’est transformé en arrestations arbitraires, intimidations et violences d’État, rappelant au Gabon ces pratiques que le coup d’État du 30 août 2023 était censé éradiquer. Tout commence avec le courrier n°0030/AAC/BEN/CCP du 14 avril 2025, adressé par Pierre Nsala Ondong, fils de Meyang-Nfoulayong et président d’une association citoyenne, au Ministre de l’Intérieur. Il y félicite l’État pour le bon déroulement du scrutin du 12 avril 2025 mais alerte sur le phénomène massif de transhumance électorale, violation flagrante de l’article 59 du Code électoral, et demande de prendre en compte la situation spécifique de Meyang-Nfoulayong lors de la révision de la liste électorale.

Face à l’indifférence de l’État, les fils et filles de Meyang se sont rassemblés autour du concept « Meyang au Corps de Garde », dénonçant une fraude organisée qui menace la légitimité des élus locaux et nationaux. Le constat est accablant : le centre de vote de l’école publique, autrefois un bureau pour 244 électeurs, comptait désormais neuf bureaux et 4 185 inscrits, soit une augmentation de 1 615 %, une explosion électorale impossible à justifier. De cette mobilisation est né le collectif « Le Gabon c’est chez nous, Meyang c’est moi », qui a manifesté pacifiquement le 27 septembre 2025 pour empêcher l’accès massif de “transhumants” transportés par plus de 100 taxis-bus de Libreville, 30 coasters, 15 taxis Gab et Gozem, plus de 70 véhicules personnels et des centaines de piétons.

À l’issue de cette action pacifique, les leaders du collectif furent menacés et calomniés. Des témoignages mensongers ont été achetés à coups de centaines de milliers de francs pour salir Pierre Nsala Ondong et blanchir son adversaire du PDG, pourtant au centre de la fraude massive. Le jour du scrutin, quatre membres du collectif se sont rendus au centre pour implanter une pancarte blanche, sans inscription, conformément aux instructions du président de l’ACER, qui rappelait l’interdiction du transport massif d’électeurs. À peine arrivés, ils furent interpellés et embarqués au commissariat de Ntoum, accusés de trouble à l’ordre public et possession d’une arme blanche. L’arme, une simple machette, n’avait qu’un seul but : creuser les trous pour planter la pancarte.

Ci-dessus,Procès-verbal de constat d’huissier démontrant le transport massif d’individus venus d’ailleurs pour voter à Meyang-Nfoulayong

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Malgré l’assurance du commissaire qu’ils seraient libérés après le scrutin, ils furent retenus jusqu’au lundi suivant, privés de nourriture et de suivi médical, alors qu’un des jeunes est sous traitement pour hypertension. Pendant ce temps, des partisans du PDG diffusèrent dans les forums locaux des messages valorisant la répression, donnant l’impression d’une action policière impartiale. Mais il est clair que les instructions venaient de cabinets privés ou réseaux politiques, orchestrant la répression.

Ce qui se passe à Meyang-Nfoulayong n’est pas un incident isolé. Ce sont les mêmes injustices et oppressions qui ont justifié le coup d’État militaire de 2023. L’État doit agir immédiatement, car ces pratiques mettent en danger la légitimité de la Transition, la confiance populaire et la dignité du Gabon et de ses citoyens. À Meyang, il ne s’agit pas seulement d’une pancarte : c’est la voix du peuple que l’on tente d’étouffer à nouveau, au nom du pouvoir, de l’argent et de la manipulation. Le collectif et les habitants de Meyang-Nfoulayong interpellent le Président de la république, le Ministre de l’Intérieur et le président de l’ACER : que de telles pratiques scandaleuses ne se reproduisent jamais. Les fils et filles de Meyang resteront vigilants et déterminés à défendre la justice, la transparence et la démocratie locale. Le Gabon ne peut plus tolérer que l’oppression, la violence et la loi du plus fort s’exercent sur ses citoyens.

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