À quelques jours des examens de fin d’année académique 2025-2026, la tension est montée d’un cran à l’Université Omar Bongo. Le SNEC (Syndicat National des Enseignants-Chercheurs) et la FRAPES (Force de Réflexion et d’Action Pour l’Enseignement Supérieur) ont menacé d’entrer en grève à compter du lundi 11 mai 2026, dénonçant le non-paiement des vacations et primes des enseignants pour les années académiques 2024-2025 et 2025-2026.
Face à cette situation jugée préoccupante, le ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Charles-Edgar Mombo, s’est rendu à l’UOB ce mercredi 13 mai 2026 afin d’échanger avec les responsables syndicaux et tenter d’éviter une paralysie de l’établissement.
Devant les enseignants réunis, le membre du gouvernement a indiqué que les paiements restent suspendus à un audit général actuellement en cours dans l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur du pays. Selon lui, la procédure relève désormais du ministère du Budget, avant transmission du dossier au président de la République pour validation finale.





De bas en haut, apparaissent le ministre de l’Enseignement supérieur, les membres du rectorat ainsi que ceux du ministère de l’Enseignement supérieur.
« Je ne peux pas aller à l’encontre des instructions du président de la République », a déclaré le ministre, tout en reconnaissant les difficultés rencontrées par les enseignants concernés.
Se disant sensible aux revendications des syndicats, le professeur Charles-Edgar Mombo a néanmoins appelé à la responsabilité afin de préserver l’année académique. Il a notamment rappelé que l’université n’avait plus connu de mouvements d’humeur majeurs depuis près de trois ans.
À l’issue de cette intervention, les responsables du SNEC-UOB, conduits par le professeur Mathurin Ovono Ebe, ont sollicité un temps de concertation avant de revenir avec deux principales revendications.
Les syndicats ont ainsi proposé une reprise des cours le lundi 18 mai 2026, sous réserve du paiement effectif des sommes réclamées. Une assemblée générale est également prévue le mardi 19 mai 2026 afin d’évaluer l’évolution de la situation. En l’absence d’avancées concrètes, les enseignants menacent de relancer la grève.





Ci-dessus, les enseignants du supérieur, regroupés au sein de leurs deux syndicats.
Par ailleurs, le SNEC-UOB réclame également le règlement intégral des vacations de l’année académique 2022-2023 afin de solder définitivement les arriérés accumulés.
Sur ce point, le ministre a laissé la parole au recteur de l’UOB, qui a expliqué que chaque budget académique obéit à une programmation spécifique et qu’une année ne peut être imputée sur une autre ligne budgétaire. Le responsable universitaire a toutefois assuré que des efforts sont en cours pour résorber progressivement cette dette.
Au terme des échanges, les deux parties se sont quittées sur un compromis provisoire : une reprise des cours envisagée pour le 18 mai prochain, conditionnée par l’évolution des négociations et la satisfaction des revendications financières des enseignants.






