Il fallait un certain génie… ou une redoutable maladresse, pour réussir un tel retournement de situation. À l’origine, l’objectif était clair : “protéger” Mounguengui, lui éviter une marche de protestation qui s’annonçait presque banale quelques cris, des banderoles, puis le silence.
Mais voilà… la machine s’est emballée.
La décision d’interdire la marche a agi comme un détonateur. Un coup de sifflet, certes… mais contre son propre camp.
Car en cherchant à étouffer la rue, c’est tout l’espace public qui s’est enflammé. Le nom de Mounguengui, qu’on voulait faire taire, s’est mis à circuler partout : dans les médias, sur les plateaux télé, dans les conversations, et surtout dans des contextes bien moins confortables que de simples slogans de manifestants.
Ce qui devait rester enfoui est remonté avec une vigueur inattendue. Vieilles affaires, accusations sensibles, souvenirs peu glorieux… tout a ressurgi. Et toujours avec le même nom au centre : Mounguengui.
Le résultat est sans appel : une marche annulée… mais remplacée par un véritable défilé médiatique. Et dans celui-ci, pas de pancartes, mais des révélations. Pas de slogans, mais des dossiers.
L’ironie est cruelle : si les manifestants avaient marché, ils auraient sans doute fait moins de bruit que ceux qui ont voulu les faire taire. En voulant éviter une contestation visible, on a déclenché une tempête invisible… mais infiniment plus dévastatrice.
C’est le paradoxe parfait : vouloir étouffer une braise avec de l’essence. L’intention était là… mais le résultat est explosif.
Moralité ?
Dans cette affaire, Mounguengui n’a pas été fragilisé par la marche…
mais par la manière dont on a voulu la faire disparaître.
Et parfois, la meilleure protection… reste encore l’inaction.





