Ce qui devait être un geste de réparation pour les familles déplacées de Bikélé Zong s’est transformé en farce scandaleuse. Sur un site de 100 hectares, 260 villas modernes ont déjà été livrées sur les 1 070 prévues, avec promesse de titre foncier pour garantir un toit aux véritables ayant-droits.
Mais à peine les clés distribuées, le scandale éclate : des noms surgissent de nulle part, des “bénéficiaires” qui n’ont jamais été déguerpis, pendant que de vrais sinistrés pères de famille, veuves, chômeurs se voient impitoyablement écartés.
Au cœur de cette débâcle, Éric Otsetse, l’activiste “privilégié” du palais, déjà gratifié d’un véhicule de plus de 30 millions et d’enveloppes sonnantes, s’affiche parmi les “bénis” de Bikélé. Et il n’est pas seul : un groupe d’activistes et de syndicalistes du palais aurait lui aussi été servi sur un plateau, sans aucune légitimité à prétendre à ces maisons.
Sur sa page Facebook, Otsetse jubile et déclare, comme si tout ceci était un miracle divin :
« Dans ce partage, il y’a eu la première vague des déguerpis et par la suite, le président a fait un don aux enseignants, artistes et activistes. C’est une grâce que j’ai eue et Dieu guérit qui il veut selon son temps. »





“En haut, Éric Otsetse. Plus bas, les clés et les maisons modernes, parmi lesquelles un bon nombre devrait être distribué aux déguerpis de Pleine Orety.”
Traduction claire : pendant que les vrais déguerpis dorment dehors ou se débattent pour survivre, certains “protégés” du système empochent maisons, voitures et bénédictions divines. La belle initiative présidentielle se transforme ainsi en opération VIP, où le mérite et la détresse n’ont plus aucune valeur.
À Bikélé, la colère gronde et la déception est totale. La population voit la justice sociale foulée aux pieds et les véritables sinistrés relégués au second plan. Tandis que les VIP du palais s’auto-célèbrent, le peuple s’interroge : à quand la fin de ces passe-droits indécents ?
Morale cruelle : la générosité du président est éclaboussée par le clientélisme, et les vrais citoyens paient le prix de cette mascarade.











