Macron est reparti. Les caméras se sont éteintes, les discours polis s’évaporent, et le Gabon découvre ce que tout le monde savait déjà : la France n’a rien laissé, rien construit, rien changé. Cette visite n’a été qu’un spectacle bien rôdé, un numéro de diplomatie pour rassurer Paris et flatter les photographes, pendant que la réalité gabonaise reste inchangée.
Sous Ali Bongo, la France a promis monts et merveilles. Diversification, modernisation, bonne gouvernance… Les mots étaient beaux, le vide derrière était plus impressionnant encore. Les Gabonais ont reçu : inertie, neutralité et protection des seuls intérêts français. Et aujourd’hui ? Le Gabon démarre sa 5ᵉ République, et Paris continue à regarder, polie, prudente, mais absente du vrai changement.
Macron n’est pas venu pour construire, réformer ou investir. Il est venu pour être vu, pour maintenir un canal de dialogue, pour sécuriser ses positions et rappeler qu’elle est encore là même quand tout indique qu’elle n’a plus rien à offrir. Aucun projet concret, aucun engagement majeur, aucune impulsion réelle. Juste du vent diplomatique emballé dans des sourires et des poignées de main.
Ce que la France peut encore faire ? Quelques conseils techniques, des projets ponctuels, un soutien limité et calculé. Tout le reste réformer l’économie, refonder les institutions, moderniser le pays relève désormais de l’illusion. Attendre que Paris prenne en main l’avenir du Gabon est non seulement naïf, c’est ridicule.
La visite est finie, les caméras éteintes. Le constat est brutal : la France est présente pour l’image, mais absente dans le concret. Le Gabon doit cesser d’espérer des miracles venus de l’extérieur. Il doit agir seul. Tout le reste n’était que théâtre, un décor bien éclairé pour masquer l’inertie et l’absence de toute substance.
Le temps des illusions est terminé. Le Gabon doit décider : compter sur lui-même ou continuer de croire aux contes français









