À Makokou, la jeunesse attendait un lycée d’excellence. Elle a eu… un poulailler en béton. Oui, vous avez bien lu. Pendant que dans les autres provinces, les lycées s’élèvent fièrement en R+1, ici, quelques bâtiments éparpillés suffisent à masquer le vide. Et certains s’attendent à ce que les élèves applaudissent cette misère.
Ce spectacle est un résumé cruel du mépris qui pèse sur la province du G6. Les préfectures, mairies, directions provinciales et hôtels “Palace” ressemblent à des villas sans ambition, et les quelques travaux effectués par le CTRI ne changent rien : des bâtiments fonctionnels mais sans style, sans envergure, incapables d’inspirer ou de représenter le développement.
Les milliards investis ? Dissous dans l’incapacité et l’indifférence locale. Des raccourcis en béton et des bicoques ridicules sont présentés comme des exploits, pendant que de grandes sociétés pillent la province depuis des décennies sans jamais offrir un projet concret pour la jeunesse.
Mais le plus scandaleux, c’est cette complicité silencieuse. Les responsables politiques et administratifs tolèrent cette humiliation. La G6 est traitée comme un territoire de second rang, et les enfants, eux, paient le prix de ce mépris avec leur cadre scolaire et leur futur.
Makokou mérite mieux que ce poulailler en béton. La jeunesse mérite un vrai lycée d’excellence, digne de son nom, qui reflète le respect et l’ambition que toute province devrait recevoir. À ce rythme, l’État ne se moque pas seulement de Makokou : il se moque de ses enfants et de leur avenir.
