Dans ce Libre Propos, Guy Geslyn EMANE NZE ne mâche pas ses mots. L’UDB, parti qui devait incarner la rupture et la modernité, est aujourd’hui sur le fil du rasoir. Entre listes bricolées, candidats parachutés et barons du PDG qui reviennent hanter les couloirs du parti, on retrouve le parfum amer du passé que le peuple gabonais pensait avoir vomi. Pour le journal, cette alerte ne peut être ignorée : si l’UDB persiste sur cette voie, elle risque de perdre sa crédibilité avant même d’avoir réellement commencé sa mission de refondation.
‘’Monsieur le Président,
Attention : le peuple n’est pas dupe. On ne chasse pas un serpent pour aller dormir avec son œuf. Et pourtant, c’est ce qui se passe avec l’UDB. On nous avait promis un parti neuf, un souffle de rupture. Résultat ? On retrouve les mêmes vieilles figures du PDG, comme des poissons avariés qu’on essaie de frire une deuxième fois.
Listes parallèles, candidats parachutés, barons ressuscités… L’UDB commence à ressembler à une vraie foire d’empoigne. Si ça continue, ce ne sera plus “Union des Bâtisseurs”, mais “Union des Bradeurs”, vendue au kilo sur le marché politique.
Et le peuple, lui, regarde. Ne croyez pas qu’il va se laisser avoir par un PDG repeint en kaki. On n’emballe pas du manioc pourri dans une nouvelle feuille de bananier et espérer que ça passe pour du frais. La sanction viendra : dans les urnes, ce sera la claque, nette et sans bavure.
Monsieur le Président, vous êtes encore à temps de sauver la maison. Mais il faut sortir le gros balai :
👉 Plus de listes bricolées dans l’ombre, sinon le parti devient un théâtre de marionnettes.
👉 Plus de barons PDG recyclés. Le peuple n’a pas chassé des dinosaures pour les voir revenir en drag-queen politiques.
👉 Plus de clientélisme. Le parti ne peut pas devenir une tontine où chacun se sert en douce.
Monsieur le Président, les Gabonais veulent du neuf, pas du réchauffé. Ils attendent une vraie rupture, pas un PDG “deuxième main”. Si l’UDB continue sur cette pente, vous passerez du statut de sauveur de la transition à celui de vendeur d’illusions.
En clair : soit vous coupez le cordon avec les fantômes du PDG, soit l’histoire retiendra que vous n’avez fait que repeindre le vieux système en vert armée. Et le peuple, lui, ne mange pas deux fois le même plat rance.’’
À travers ce Libre Propos, il est clair que le peuple gabonais ne veut pas revivre les mêmes recettes politiques rances. Pour notre rédaction, l’UDB doit impérativement se montrer à la hauteur de ses promesses : transparence, ouverture aux jeunes, sanction des pratiques douteuses. Sinon, le parti risque de devenir ce “PDG bis” que tout le monde redoute. Le message est simple et percutant : le manioc avarié, le Gabonais ne le mangera pas deux fois, et il saura le faire savoir.
Cet article a été rédigé sur la base du libre propos revu de Guy Geslyn Emane Nze









