Depuis quelques jours, le chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema se fait littéralement pilonner par les activistes de la diaspora, farouches opposants au régime. Pendant que les “snipers” de l’extérieur tirent à vue, les “soldats” de l’intérieur ces fameux activistes du palais brillaient par un silence coupable. Une inaction que notre rédaction avait d’ailleurs pointée du doigt, tant elle trahissait un manque de fidélité et de reconnaissance envers celui qui, faut-il le rappeler, leur a offert nominations, véhicules, enveloppes et autres privilèges en or massif.
Mais voilà : sentant la colère populaire enfler et les accusations d’abandon planer, nos activistes du palais ont enfin décidé de sortir de leur léthargie… chacun à sa manière, et surtout, chacun pour soi. Une sortie désordonnée, maladroite, où la panique semble l’emporter sur la stratégie.
Tout le monde les connaît : ces activistes d’apparat ne sont pas des conseillers utiles au chef de l’État, mais de simples courtisans du “kounabelisme” experts dans l’art de flatter sans réfléchir. La nature s’abat aujourd’hui sur eux : ils ont laissé leur mentor s’enliser, et peinent désormais à le sortir du bourbier où ils l’ont plongé par leur silence et leur complaisance.
Leur ligne de défense ? De vieilles vidéos ressassant les pillages et crimes des Bongo, comme si le peuple avait besoin d’un rappel historique pour comprendre son propre malheur. À défaut d’arguments neufs, ils débitent désormais des discours creux, loin des véritables enjeux : rétablir la confiance entre Oligui et le peuple.
De plus en plus, ces pseudo-activistes s’éloignent de ce que les Gabonais attendent du soutien présidentiel : sincérité, courage, proximité. Espérons que le chef de l’État ouvre enfin les yeux : ces flatteurs de salon ne lui servent plus à rien. Pire encore, ils deviennent un fardeau. Il est temps pour lui de s’entourer d’activistes authentiques, proches du peuple, et non de ces lèche-bottes professionnels qui confondent loyauté et opportunisme.
