La Haute Autorité de la Communication a décidé de suspendre l’accès aux réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire, sans explications détaillées à ce stade.
Une mesure radicale dont les répercussions s’annoncent lourdes.
Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont au cœur de l’activité économique.
Des milliers de jeunes entrepreneurs, commerçants et créateurs de contenus y réalisent leurs ventes, leur communication et parfois l’essentiel de leurs revenus.
Cette coupure représente un manque à gagner immédiat et fragilise un secteur numérique déjà précaire.
Sur le plan social, elle limite la circulation de l’information et les échanges entre citoyens, nourrissant incompréhension et frustration.
Dans un contexte où une grande partie de la population s’informe en ligne, l’impact dépasse largement le simple cadre technique.
Une décision d’une telle ampleur soulève inévitablement des interrogations politiques.
Certains estiment qu’elle ne pourrait être prise sans l’aval du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, même si aucune confirmation officielle ne l’indique.
Institution censée être au service de la nation et garante de l’équilibre dans le secteur de la communication, la HAC joue ici une part importante de sa crédibilité. Car au-delà de la mesure elle-même, c’est la confiance entre les institutions et les citoyens qui se trouve mise à l’épreuve.







