La question de la subvention annuelle allouée à la presse écrite gabonaise a suscité une intense agitation ces dernières semaines. La commission d’attribution de ladite subvention touchant à sa fin, une annonce ministérielle prévoyant une ponction de 10% sur ce fonds a jeté le trouble parmi les bénéficiaires. La Présidence de la République a dû intervenir pour clarifier la situation.
Face aux interrogations et controverses, le porte-parole du Palais Rénové, le Dr Max Olivier Obame Ndong, a réagi avec fermeté lors d’une conférence de presse tenue le 20 février 2025. Il a rappelé que le Président de la Transition avait alloué 500 millions de francs CFA à la presse et qu’aucune déduction ne devait être effectuée. « Il n’a jamais été question de défalquer 42 millions FCFA pour quelconque raison », a-t-il martelé.
La déclaration du porte-parole contredit directement les propos de la ministre de la Communication et des Médias, Laurence Ndong, qui prétendait appliquer une ponction de 10% sur la subvention. Ce bras de fer institutionnel laisse planer le doute sur l’alignement des décisions ministérielles avec les orientations de la Présidence.
En clarifiant la position du chef de l’État, la Présidence réaffirme son engagement en faveur de la transparence dans la gestion des fonds publics destinés à la presse. Les regards sont désormais tournés vers le ministère de la Communication, qui devra se conformer aux directives présidentielles pour éviter un nouveau front de contestation.
