Après avoir servi pendant des années sur les installations de l’ancien Camp de Gaulle, deux employés gabonais se retrouvent aujourd’hui au bord du gouffre, dans une affaire qui scandalise déjà plusieurs observateurs.
Au cœur de cette affaire explosive : des accusations de vol portant sur de vieux équipements techniques usagés destinés au remplacement. Une affaire qui, pour beaucoup, ressemble davantage à un prétexte soigneusement monté pour se débarrasser de travailleurs gabonais devenus encombrants au moment du départ progressif des forces françaises.
Le jeudi 14 mai 2026, les deux agents de maintenance sont convoqués par la gendarmerie française du camp. Quelques instants plus tard, les services gabonais de la DRG sont appelés sur place et les employés leur sont remis.
Mais le véritable scandale commence ici.
Avant même qu’une enquête ne soit menée jusqu’à son terme, avant même qu’une juridiction ne se prononce, les deux travailleurs reçoivent déjà leurs convocations pour des entretiens préalables au licenciement.
Autrement dit, leur condamnation professionnelle semblait déjà actée.
Pour leurs proches, il ne fait presque aucun doute que la décision de les écarter avait été prise bien avant cette affaire. Une manière, selon eux, de se débarrasser discrètement de salariés gabonais sans avoir à assumer pleinement les coûts liés à leurs droits sociaux après plusieurs années de service.
Le plus troublant dans cette affaire reste que, selon plusieurs techniciens du site, la récupération de matériel usagé après remplacement aurait longtemps été une pratique tolérée dans les services techniques. Pourquoi alors transformer soudainement cette habitude en affaire criminelle ?
Pourquoi ces employés deviennent-ils aujourd’hui des « voleurs » après plus de cinq années de service sans blâme majeur ?
Pour beaucoup, cette affaire dépasse largement le simple cadre disciplinaire. Elle pose une question grave : certains travailleurs gabonais seraient-ils devenus de simples variables jetables dans des structures étrangères en pleine réorganisation ?
Pendant ce temps, deux familles gabonaises vivent désormais dans l’angoisse totale : perte d’emploi, humiliation publique, risque de prison et avenir brisé.

Cette affaire provoque déjà colère et indignation chez de nombreux citoyens qui dénoncent une nouvelle forme d’exploitation moderne, où le salarié africain peut être utilisé pendant des années puis abandonné sans ménagement au premier prétexte.
Face à cette situation, plusieurs voix appellent désormais les autorités gabonaises, au plus haut sommet de l’État, à sortir du silence et à protéger les travailleurs nationaux contre ce que certains qualifient déjà de « licenciements coloniaux déguisés ».
Car une question dérangeante demeure : au Gabon, la présomption d’innocence existe-t-elle encore lorsqu’il s’agit de certains employeurs étrangers ?






