Le Gabon a décidé de réserver plusieurs activités commerciales à ses nationaux. Une décision juste, claire et courageuse, qui n’a rien d’exceptionnel en Afrique. Mais voilà : quand Libreville ose affirmer son droit, certains crient à la « xénophobie ». Quelle mauvaise foi !
Quand les autres le font, silence. Quand le Gabon le fait, scandale !
- Cameroun : depuis un décret de 1990, les activités de petit commerce (boutiques, call-box, marchés) sont réservées aux nationaux. Personne ne parle de xénophobie à Yaoundé.
- Côte d’Ivoire : la loi de 2013 réserve aux Ivoiriens des secteurs comme le commerce de détail, la coiffure, la mécanique auto, le transport urbain. Là encore, silence radio.
- Guinée équatoriale : les étrangers ne peuvent pas exercer certaines activités artisanales et commerciales de base. Les Équato-guinéens ont toujours protégé leurs intérêts.
- Sénégal : le petit commerce de détail (vente dans les marchés, kiosques, ambulants) est strictement réservé aux Sénégalais depuis un décret de 1994.
- Nigéria : la « Nigerian Indigenization Decree » (1972, révisée ensuite) interdit aux étrangers d’occuper certains secteurs, notamment dans le commerce et les services. Résultat : les Nigérians contrôlent leur économie.
- Angola : en 2017, le gouvernement a adopté une loi réservant 27 secteurs économiques exclusivement aux Angolais, notamment le commerce de détail et certaines activités agricoles.
Voilà la vérité : le Gabon ne fait que rejoindre une liste déjà longue de pays africains qui protègent leur marché intérieur.
Ceux qui accusent notre pays de xénophobie oublient que nous avons toujours été une terre d’accueil. Aujourd’hui, près de la moitié de la population résidant au Gabon est étrangère. Nous avons dépassé le seuil que beaucoup d’autres pays considèrent comme tolérable. Comment peut-on qualifier un pays de « xénophobe » alors qu’il a toujours ouvert ses bras, partagé ses terres et ses opportunités ?

Ci-dessus, un tableau prouvant que le Gabon est le pays qui accepte le plus grand nombre d’étrangers sur son territoire.
Protéger l’économie nationale ne trahit pas le panafricanisme, au contraire : c’est une exigence pour survivre dans un monde impitoyable. Le panafricanisme ne consiste pas à livrer nos économies aux étrangers, mais à renforcer la souveraineté de chaque pays afin de mieux construire une Afrique forte.
Peuple gabonais, il est temps de se mobiliser. Soutenir le président Oligui Nguema, c’est soutenir la justice et le bon sens. Les accusations venues d’ailleurs ne sont que des tentatives de nous intimider. Mais nous ne céderons pas : comme nos frères ivoiriens, camerounais, sénégalais ou nigérians, nous avons le droit légitime de protéger nos richesses.
Le Gabon n’est pas le problème, il est un exemple. Et ceux qui s’égosillent à crier à la « xénophobie » devraient commencer par balayer devant leur porte.









