À quelques jours du Synode national marquant la fin et le renouvellement des instances dirigeantes de l’Église Évangélique du Gabon (EEG), le climat se tend. Des voix critiques affirment que certains proches de l’actuelle direction seraient davantage préoccupés par la préservation de leurs avantages que par l’avenir de l’Église.
Selon les accusations relayées par plusieurs fidèles et acteurs ecclésiastiques, certains responsables, réputés proches du Pasteur Président Louis Sylvain Allogo Engo, chercheraient à influencer le déroulement du Synode afin de préserver les fonctions et avantages dont ils bénéficient. Ces allégations n’ont, à ce stade, pas été corroborées par des documents officiels ni par les personnes mises en cause.
Parmi les noms cités figure le colonel à la retraite Samuel Minko Mi Nguema, ancien d’Église et président de l’Union chrétienne des hommes (UCHEEG) de la région synodale du Ntem. Des détracteurs soutiennent qu’il occupe également des responsabilités dans la gestion du patrimoine de sa région et qu’il mènerait des concertations avec d’autres soutiens de l’équipe dirigeante. Ses critiques estiment que cette mobilisation viserait à préserver les intérêts de l’actuelle gouvernance, tandis que ses partisans pourraient y voir une simple préparation du Synode.
L’ancien d’Église Rodrigues Ona Ovono est également cité. Conseiller financier auprès du Pasteur Président et chargé, selon ses détracteurs, du recouvrement du patrimoine de l’EEG, il fait l’objet de critiques portant sur sa proximité avec la direction actuelle. Aucune décision de justice ni aucun rapport officiel ne vient toutefois établir une quelconque irrégularité dans l’exercice de ses fonctions.
Le Révérend Benjamin Belui B’Ondo est lui aussi mentionné. Certains fidèles s’interrogent sur les conditions d’attribution de marchés à une entreprise qui lui serait liée et réclament davantage de transparence sur les travaux réalisés. Là encore, ces interrogations relèvent d’accusations publiques qui n’ont pas, à ce jour, été établies par une autorité compétente.
Au sein de l’Église, plusieurs fidèles appellent désormais à un Synode apaisé, transparent et centré sur les intérêts de l’institution plutôt que sur ceux des individus. Ils souhaitent que les débats permettent de dissiper les soupçons et de renforcer la confiance des chrétiens dans la gouvernance de leur Église.
À ce stade, les personnes citées n’ont pas publiquement répondu à ces accusations. Si elles souhaitent exercer leur droit de réponse, celui-ci devra naturellement être publié afin de garantir un traitement équilibré de cette affaire. L’évolution de ce dossier sera suivie avec attention





