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Gervais Roland AMOGHO : Un héritier politique face à l’injustice

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L’histoire de Gervais Roland AMOGHO est celle d’un homme politique marqué par les sacrifices, les convictions et une résilience exceptionnelle face à l’adversité. Fils de feu Eugène Marcel AMOGHO, ancien dignitaire, ministre, député et co-fondateur de la nation gabonaise, Gervais Roland incarne l’héritage d’une famille au cœur de l’histoire politique du Gabon. Pourtant, cet héritage, qui devrait être une force, semble aujourd’hui être une source de marginalisation et d’injustice.

Un jeune loup ambitieux

Dès ses débuts en politique en 1990, Gervais Roland AMOGHO a fait preuve de l’ardeur et de la vision d’un héritier engagé. En 2002, il intègre l’équipe de Paul Mba Abessole, alors maire de Libreville, en tant que chargé de mission. Cependant, en 2003, son parcours est brutalement interrompu : il est arrêté et incarcéré à la prison centrale de Libreville pour avoir critiqué la gouvernance d’Omar Bongo Ondimba, réclamant ouvertement son départ.

Cet acte courageux, bien que risqué, illustre ses profondes convictions pour une gouvernance plus juste et transparente. Mais la répression fut sévère. À sa sortie de prison, il est suspendu de ses fonctions malgré le pardon présidentiel d’Omar Bongo, qui avait ordonné sa réintégration. Cette directive fut sabotée par des responsables locaux, révélant les luttes de pouvoir au sein de l’administration.

Une marginalisation prolongée

De 2003 à 2014, Gervais Roland AMOGHO est relégué à des postes précaires, malgré les injonctions présidentielles en sa faveur. Avec l’arrivée de nouveaux responsables municipaux, notamment Jean-François Ntoutoume Emane, son isolement s’accentue, aboutissant à une nouvelle suspension en 2014.

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Pendant plus de 12 ans, il endure une mise à l’écart arbitraire, plongeant sa famille nombreuse dans la précarité. Père de plus de dix enfants, dont certains sont aujourd’hui universitaires, il incarne une résilience admirable, refusant de céder à l’injustice qui entoure sa carrière.

Une reconnaissance symbolique mais inachevée

Le 17 juillet 2024, le président de la transition rend hommage à feu Eugène Marcel AMOGHO en se recueillant sur son mausolée. Ce geste symbolique souligne l’importance historique de cette figure dans la construction de la nation. Pourtant, ce même hommage met en lumière le paradoxe du traitement réservé à son fils, qui continue de subir une marginalisation flagrante.

L’ascension de Gervais Amogho dans les hautes sphères de la politique gabonaise

Depuis février 2023, une demande de réhabilitation a été introduite auprès du délégué spécial de Libreville. Si d’autres personnes dans des situations similaires ont été réintégrées, le dossier de Gervais Roland AMOGHO demeure bloqué, sans justification claire. Cette situation interroge : s’agit-il d’une volonté délibérée d’entraver sa réhabilitation ? Si oui, quelles en sont les raisons et les responsables ?

Un politique fidèle à ses idéaux

Malgré les épreuves, Gervais Roland AMOGHO reste fidèle à ses convictions. Lors du coup d’État militaire du 30 août 2023, il soutient le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) et son leader, espérant une nouvelle ère de justice pour tous les Gabonais.

Cependant, cette loyauté semble se heurter à des résistances internes. Pourquoi une famille ayant tant contribué à la construction du Gabon continue-t-elle de subir une telle mise à l’écart ? Ce manque de reconnaissance ne risque-t-il pas de créer des opposants au régime actuel, minant les efforts de transition ?

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Un appel à la justice et à l’équité

L’histoire de Gervais Roland AMOGHO dépasse celle d’un individu : elle symbolise les défis de la justice sociale et de la reconnaissance méritée dans le Gabon d’aujourd’hui. Réhabiliter cet homme politique serait non seulement un acte de justice, mais aussi un geste fort en faveur des valeurs de la transition.

Les autorités doivent agir pour mettre fin à cette injustice qui ternit l’image des institutions. En honorant des figures comme Gervais Roland AMOGHO, elles restaurent non seulement une dignité personnelle, mais aussi celle de toute une nation.

L’avenir jugera si les promesses de justice et d’équité seront tenues, ou si l’espoir des Gabonais sera une fois de plus déçu par leurs dirigeants.

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