Le Gabon bruisse, mais pas pour les bonnes raisons. Maître Marlène Fabienne Essola Efountame crie ce que beaucoup pensent tout bas : « Ah …je ne savais pas que le droit était si peu maîtrisé dans ce pays. Les avocats, les magistrats du siège et du parquet… » (Essola Efountame).
Ici, le droit se meurt. On congossa, on jase, on étale des jugements de valeur. « Personne ne parle du droit, de ses principes, de ses applications… aucun raisonnement juridique » (Essola Efountame). La justice ressemble plus à une conversation de quartier qu’à un tribunal.
L’arbitraire est roi. L’État défile sans scrupule. « L’arbitraire est le fil conducteur, le non droit s’installe… et nous autres n’avons qu’à nous choquer de ces expositions de richesse » (Essola Efountame).
Mais ce n’est pas qu’un procès. C’est un miroir. Un miroir pour tout le Gabon. « Au vrai, ce n’est pas le procès des Bongo-Valentins et Young Team qui est fait. C’est le procès de l’État Gabonais… et nous voilà exposés aux yeux du monde, toute honte bue » (Essola Efountame).
Le texte existe. La pratique est ailleurs. « Il y a le Gabon des textes, il y a le Gabon de la pratique, de la réalité » (Essola Efountame). Et le monde regarde. Comment convaincre que nous ne sommes plus ce que ce procès révèle ? Comment restaurer une crédibilité qui vacille ?
Les institutions échappent à tout contrôle. Les acteurs centraux restent silencieux. « Une banque peut être citée comme outil de tout ce qui est reproché aux prévenus, sans être inquiétée, sans répondre de ses actes » (Essola Efountame). « Qu’un citoyen soit la pièce maîtresse des accusations, sans être entendu publiquement… » (Essola Efountame).
Et pourtant, la transition promet le changement. Mais le spectre du non-droit hante encore : « Peut-être ferons-nous le deuil de cet État de non-droit une fois sortis de la transition four tout qui admet le non droit ! J’ai mal à mon Gabon 🇬🇦 » (Essola Efountame).
Le message est clair. La justice gabonaise n’est pas seulement une affaire de prévenus. Elle est l’épreuve de vérité d’un État. Et pour le Gabon, ce miroir est brutal.









