Le Comité des journalistes pour le suivi des Actes de la transition (CJSAT) a officiellement annoncé, à Libreville, la fin de ses activités. Cette dissolution intervient dans un contexte de sortie progressive de la transition politique et de réinstallation des institutions républicaines, marquant ainsi l’achèvement d’une mission que ses responsables estiment pleinement accomplie.
Créé dans un moment politique exceptionnel, le CJSAT avait pour principale vocation d’assurer le suivi, l’analyse et la diffusion des informations relatives aux actes de la transition. Sous la présidence d’Ali Akbar Arnold Azizet, le comité s’est imposé comme un cadre de référence dans le paysage médiatique national, contribuant à renforcer la transparence de l’action publique et à structurer la communication autour du processus de transition.
Tout au long de son fonctionnement, le CJSAT a servi de passerelle entre les acteurs de la transition et les professionnels des médias. Ce rôle de médiation a permis d’instaurer un dialogue régulier, favorisant une meilleure compréhension des décisions prises et de leurs implications pour la vie nationale. Plusieurs observateurs estiment que cette démarche a contribué à apaiser le climat informationnel dans une période marquée par de fortes attentes citoyennes.

Dans sa déclaration, lue par son président Ali Akbar Arnold Azizet, le comité a souligné que les objectifs ayant motivé sa création ont été atteints. La normalisation progressive de la vie institutionnelle et la mise en place des organes de la République rendent désormais superflu le maintien d’une structure spécifiquement dédiée au suivi des actes de la transition.
Avant d’annoncer officiellement la dissolution du comité, son président a tenu à saluer l’engagement des membres du CJSAT, le soutien des partenaires institutionnels, ainsi que la collaboration des acteurs de la transition et des organes de presse qui ont relayé, avec professionnalisme, les informations produites par la structure.
Dans un souci de préservation de la mémoire collective, le CJSAT a également annoncé que l’ensemble de ses archives sera conservé et rendu accessible aux chercheurs, historiens et institutions compétentes. Une décision qui vise à documenter durablement cette séquence importante de l’histoire politique récente du Gabon.
La dissolution du CJSAT marque ainsi la fin d’un dispositif exceptionnel, mais aussi le symbole d’un retour progressif à une normalité institutionnelle. Elle rappelle, en filigrane, le rôle fondamental joué par la presse gabonaise dans l’accompagnement, la surveillance et l’éclairage des grandes mutations démocratiques du pays.









