Sécurité sociale détournée, vie chère, licenciements économiques… Les travailleurs gabonais montent au front.
Ce 17 janvier 2026, la Confédération syndicale des travailleurs du Gabon (CSTG) a tenu un Conseil confédéral exceptionnel et n’a pas mâché ses mots. Dans une déclaration tonitruante, elle met en lumière une réalité que les autorités ne peuvent plus ignorer : la sécurité sociale, financée par les travailleurs et les employeurs, est hors de leur contrôle.
« Refusons que l’on continue à demander des sacrifices aux cotisants pendant que la gestion de la CNSS échappe à leur contrôle », a martelé le syndicat. La CSTG dénonce une gestion “affaiblie depuis longtemps”, laissant prospérer les dérives et négligeant la prévention des accidents de travail, au mépris de la vie des travailleurs. Les morts et les blessés sur les lieux de travail ne sont plus tolérables.

Mais la colère des travailleurs ne s’arrête pas là. La vie chère écrase les familles, les salaires ne suivent plus, la taxe forfaitaire sur l’habitat aggrave la souffrance sociale et les licenciements dits économiques se multiplient. « Les revenus s’assèchent, la dignité recule », avertit la CSTG.
Face à ce constat alarmant, le syndicat exige une gouvernance paritaire réelle de la CNSS, le respect strict des normes internationales du travail, et l’ouverture immédiate d’un dialogue social sur la vie chère et la fiscalité sociale. Les travailleurs saisissent officiellement le président de la République, le Parlement et le Conseil économique, social, environnemental et culturel : « Sans démocratie sociale, il n’y a pas de justice sociale. Sans justice sociale, il n’y a pas de paix durable. »
La CSTG appelle les autorités à agir maintenant. Les travailleurs gabonais réclament respect, dignité et vérité. Et ils sont prêts à se battre pour les obtenir.









