Samedi soir, à Franceville, ce n’était pas un concert… c’était un casting de télé-réalité sous cocaïne. Sur scène, L’Oiseau Rare, l’ex-tolard devenu prophète des délinquants, a décidé de jouer au Robin des Bois tropical : 30 jeunes tirés au hasard, chacun une enveloppe de 100 000 FCFA, soit 3 millions de francs jetés comme du riz à un mariage.
Le public ? En transe. Certains pleuraient comme s’ils recevaient une bourse de Harvard, d’autres hurlaient comme s’ils voyaient Jésus revenir en sneakers Gucci. Tout ça pendant que son complice milliardaire Amoude Actros applaudissait, sourire de mafieux en coin.

Mais attention : derrière la pluie de billets, le même oiseau continue de chanter les louanges de la weed, des bastons et de la débauche. Résultat : le gars file le cash pour acheter les cahiers… et les punchlines pour finir au commissariat. Un dealer d’illusions avec carte de fidélité.
- Verdict : Franceville n’a pas eu droit à un concert, mais à une messe de l’hypocrisie. L’Oiseau Rare joue les philanthropes de nuit, mais reste le gourou des voyous de jour.
Et à ce rythme, qu’on se le dise : le prochain remix pourrait bien s’intituler
“Du ghetto à la charité nationale – featuring Saint Oiseau, patron des cahiers 200 pages”.









