Un drame secoue la communauté gabonaise en France. Le corps sans vie de Vianney Geoffroi Mouloungui, un jeune Gabonais d’une trentaine d’années, a été retrouvé dans un canal à Calais, une zone régulièrement marquée par les tensions liées aux flux migratoires.
Selon plusieurs témoignages relayés sur les réseaux sociaux, le jeune homme était porté disparu depuis plusieurs heures avant d’être repêché dans des circonstances encore indéterminées. Si la thèse du suicide aurait rapidement été évoquée, elle suscite de nombreuses réserves parmi ses proches et certains membres de la diaspora africaine.
« Il y a trop de zones d’ombre », confie un compatriote vivant en France, alors que plusieurs internautes réclament une enquête approfondie afin d’établir avec précision les causes du décès.

Cette affaire ravive également le souvenir d’un autre drame survenu il y a quelques mois à Reims, où un Gabonais avait aussi été retrouvé mort dans des circonstances jugées troublantes.
Pour plusieurs observateurs, la répétition de ces événements alimente les inquiétudes autour de la sécurité des migrants et ressortissants africains dans certaines zones sensibles du nord de la France. Des membres de la communauté dénoncent notamment des violences et agressions dont seraient parfois victimes des étrangers dans les environs de Calais.
« Beaucoup de jeunes Africains fréquentent des endroits dangereux sans mesurer les risques », alerte un membre de la diaspora gabonaise.
Selon certaines sources, la dépouille aurait déjà été remise à la famille en vue des obsèques. En attendant d’éventuels éléments officiels supplémentaires, les interrogations demeurent nombreuses.
Accident, suicide ou acte criminel : pour l’heure, aucune hypothèse n’a été définitivement écartée.





