Depuis la nuit du 10 février 2026, un visuel massivement partagé sur les réseaux sociaux alimente une vague d’indignation et de commentaires. On y attribue à la ministre en charge de la Fonction publique, Laurence Ndong, des propos affirmant qu’environ 2 600 départs à la retraite en 2026 permettraient un transfert direct des bénévoles vers les postes budgétaires ainsi libérés.

Ces propos, tels que présentés, sont faux.
Ils résultent d’une lecture tronquée et hors contexte d’un entretien accordé par la ministre, transformant une explication administrative en annonce politique inexistante.
En réalité, Madame Laurence Ndong a expliqué que 1 810 bénévoles ont été placés en présalaire sur décision du Gouvernement, afin de mettre fin à une situation de précarité prolongée. Ces agents assurent depuis parfois plusieurs années un service effectif au sein de l’administration, sans bénéficier d’une rémunération régulière.
Interrogée sur la durée de ce dispositif, la ministre a été claire : le présalaire est strictement limité à l’année 2026. Elle a ensuite précisé qu’à l’issue de cette période, près de 2 600 enseignants atteindront l’âge de la retraite, entraînant mécaniquement la libération de postes budgétaires.
C’est uniquement à partir de janvier 2027, et progressivement, que les bénévoles concernés pourront être intégrés à la Fonction publique, au rythme réel de la disponibilité des postes. Aucun mécanisme de transfert automatique ni d’intégration immédiate n’a jamais été annoncé.
En détournant ces propos de leur sens, le visuel incriminé a créé une polémique artificielle, nourrie par la viralité des réseaux sociaux plutôt que par les faits.
Cette mise au point s’impose afin de rétablir la vérité, mais aussi de rappeler que la désinformation, surtout sur des sujets aussi sensibles que l’emploi public, peut provoquer inutilement inquiétudes, tensions et malentendus au sein de l’opinion.









