Le scandale BR Sarl, qui a ruiné des milliers d’épargnants gabonais, refait surface au tribunal de commerce de Libreville. Les cerveaux de cette structure frauduleuse restent introuvables, mais hier, l’attention s’est portée sur une cible inattendue : les banques partenaires. UBA, Ecobank et Orabank sont désormais sous le feu des accusations, pointées du doigt pour avoir fermé les yeux sur des flux financiers suspects pendant des années. Le verdict est attendu le 30 décembre 2025.
Lors de l’audience, Me Francis Nkéa Ndzigue, avocat des victimes, n’a pas mâché ses mots. Selon lui, ces établissements bancaires, parfaitement informés des activités illégales de BR Sarl, n’ont pas alerté l’Agence nationale d’investigations financières (Anif). « BR Sarl n’était même pas légalement constituée et pourtant les banques lui ont ouvert des comptes. Les épargnants, eux, étaient totalement dans l’ignorance », a-t-il dénoncé. L’avocat a mis en lumière une faute de vigilance caractérisée, qui a permis à l’escroquerie de prospérer sans contrôle pendant des années.
Pour des milliers de Gabonais spoliés, le 30 décembre 2025 représente bien plus qu’une simple date : c’est l’espoir d’une reconnaissance officielle de leurs droits et d’une sanction exemplaire pour tous les acteurs directs ou indirects de ce gigantesque scandale financier.
Source : L’Union
