Une déclaration du ministre de la Communication, Germain Biahodjow, fait polémique. En parlant de créateurs gabonais qui gagneraient de l’argent directement sur les réseaux sociaux, il donne une image du numérique qui ne correspond pas à la réalité. Explication simple, pour tous.
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes utilisent les réseaux sociaux comme Facebook ou TikTok. On publie des vidéos, des photos, on gagne des abonnés… mais cela ne veut pas dire qu’on gagne de l’argent.
Pour être payé par ces plateformes, il faut remplir certaines conditions. Et surtout, il faut être dans un pays qui fait partie de leur système de monétisation. Ce n’est pas le cas du Gabon.
Cela veut dire quoi concrètement ?
Même si une personne a beaucoup d’abonnés au Gabon, elle ne peut pas être payée directement par ces plateformes comme cela se fait dans d’autres pays.
Alors, comment font ceux qui disent gagner de l’argent ?
Dans certains cas, ils passent par des solutions indirectes : comptes à l’étranger, partenariats, ou autres moyens compliqués. Mais ce n’est pas un système normal, ni accessible à tout le monde.
Donc dire que “des Gabonais gagnent de l’argent grâce à ces plateformes” sans expliquer cela, c’est tromper les gens. Cela donne l’impression que c’est facile et courant, alors que ce n’est pas la réalité.
Mais le vrai problème est ailleurs.
Un ministre de la Communication est censé comprendre comment fonctionnent les médias et Internet. Avant de parler, il doit vérifier ses informations. Il a aussi des conseillers pour ça.
Alors une question se pose :
Germain Biahodjow a-t-il pris le temps de se renseigner ? Ou a-t-il parlé sans vraiment maîtriser le sujet ?
C’est inquiétant. Parce que le numérique est un domaine très important pour l’avenir du pays. On ne peut pas le gérer avec des approximations.
Pendant ce temps, les vrais problèmes ne sont pas réglés :
- Comment permettre aux Gabonais de gagner réellement de l’argent en ligne ?
- Comment attirer les plateformes au Gabon ?
- Comment créer une vraie économie numérique locale ?
Ce sont ces questions qui devraient être au centre du débat.
Dans un contexte où Brice Clotaire Oligui Nguema parle d’excellence et de sérieux dans la gestion du pays, ce genre de déclaration fait désordre.
Au final, ce n’est pas juste une erreur de mots. C’est une erreur de compréhension. Et quand ceux qui dirigent ne maîtrisent pas les sujets, ce sont les citoyens qui risquent de payer le prix.






