Le parti Ensemble Pour le Gabon (EPG) a tenu, ce samedi 2 août 2025 à Paris, une conférence de presse marquant l’annonce officielle de son candidat pour les élections législatives dans la circonscription de la diaspora gabonaise.
En présence de plusieurs médias, dont La Voie TV, le Magazine Super Star , Odzamboga TV et Radio Tam Tam, ainsi que de nombreux compatriotes et membres de l’EPG Diaspora, la rencontre s’est déroulée dans un climat d’écoute et d’échanges ouverts.
Après une brève introduction par le Secrétaire Général du parti et une présentation du processus de désignation par le porte-parole, le Coordinateur de la section diaspora a introduit le candidat : Eddy Franck Ewomba Jocktane, un visage connu de la mobilisation citoyenne et des cercles diasporiques engagés.
Né à Paris et élevé à Port-Gentil, Eddy Franck Ewomba Jocktane incarne cette jeunesse formée à l’international mais profondément enracinée dans le destin du Gabon. Diplômé en ingénierie électrique aux États-Unis, il a très tôt pris conscience de la nécessité d’un leadership moderne, éthique et tourné vers le citoyen.
Son engagement politique débute en 2009, dans un contexte de crise de confiance envers les institutions gabonaises. Depuis, il n’a cessé de dénoncer, de proposer et d’agir, notamment à travers les réseaux sociaux, devenus l’un de ses principaux canaux d’expression militante.

Ci-dessuis, la conference de presse tenue ce samedi 2 août 2025 à Paris
Affilié aujourd’hui au parti Ensemble Pour le Gabon (EPG), Jocktane adhère pleinement à la vision de rupture prônée par cette formation : fin de la confiscation du pouvoir, combat contre le népotisme, et renaissance démocratique.
« Mon engagement repose sur une conviction profonde : le développement du Gabon doit être centré sur l’humain, et il ne peut se faire en excluant les Gabonais eux-mêmes, en particulier ceux de la diaspora, trop longtemps marginalisés », a-t-il affirmé dans son discours.
Candidat au deuxième siège de la diaspora pour l’Assemblée nationale, il ambitionne de porter la voix de celles et ceux qui croient encore qu’un autre Gabon est possible : plus juste, plus inclusif et plus responsable. Pour lui, la diaspora ne doit plus être une force silencieuse, mais un acteur à part entière du renouveau national.
Si cette élection législative constitue une première historique pour les Gabonais de l’étranger, elle est malheureusement entachée par une organisation précipitée, inégalitaire et discriminatoire, qui menace de vider de son sens ce moment démocratique tant attendu.
Deux textes clés régissent le processus : l’article 48 du Code électoral, qui prévoit une période d’enrôlement de 30 jours prorogeable, et la loi organique du 19 janvier 2025, qui fixe les dates de dépôt des candidatures entre le 27 juillet et le 7 août. Faute d’harmonisation, ces textes se contredisent et créent une incohérence manifeste dans les délais.

À Paris, l’enrôlement a commencé avec 13 jours de retard. En province, il n’a débuté que le 4 août. À l’international, c’est pire : aucun enrôlement à Ottawa ; aucune information officielle à Washington ; une seule ville couverte pour toute l’Asie (Pékin) ; et l’Amérique latine complètement oubliée.
« Comment justifier que l’État gabonais choisisse, de facto, qui peut voter et qui ne le peut pas ? », s’est interrogé le candidat.
Jocktane et sa suppléante, Stéphanie Padonou, dénoncent également les conditions restrictives de dépôt de candidatures : centralisé à Paris, limité dans le temps, et exigeant des documents souvent difficiles à obtenir hors du pays.
Dans une déclaration solennelle signée à Toulouse le 4 août, ils appellent le ministère de l’Intérieur à prolonger l’enrôlement dans toutes les zones concernées par des retards, à ouvrir des bureaux dans les régions actuellement exclues (Amérique latine, Afrique australe, Asie hors Chine), et à assouplir les conditions de candidature afin de garantir une vraie égalité d’accès.
« Je veux être la voix des Gabonais de la diaspora. Défendre des réformes justes. Faciliter le retour des compétences. Bâtir un Gabon nouveau, plus humain, plus inclusif, plus équitable », conclut Franck Jocktane, convaincu que l’avenir du pays se joue aussi hors de ses frontières.











