Dès octobre 2025, le Congo dit stop aux étrangers dans le petit commerce. Le vice-Premier ministre Daniel Mukoko Samba l’a annoncé clairement : « Le petit commerce est réservé aux Congolais. Le moratoire n’est pas renouvelé. » Silence total des critiques internationales.
Il y a deux mois, Libreville a fait exactement la même chose. Même décision. Même principe. Mais là, certains Béninois ont crié au scandale, dénonçant un soi-disant « acharnement » contre leurs compatriotes.
Pourtant, partout en Afrique, c’est la norme. Ghana, Nigeria, Rwanda, Tanzanie : les commerces de proximité sont protégés pour les nationaux. Aucun pays sérieux ne laisse son petit commerce aux mains d’étrangers. « Le Ghana ou le Nigeria n’ont jamais transigé là-dessus », rappelle un économiste congolais.
Alors pourquoi ce deux poids, deux mesures ? Pourquoi s’indigner contre Libreville et applaudir Kinshasa pour exactement la même décision ?
Derrière cette mesure, une réalité simple : le petit commerce est le poumon de nos économies. Il nourrit des millions de familles. Il offre du travail aux jeunes. Le laisser aux étrangers, c’est priver nos citoyens de leur survie économique.
Libreville et Kinshasa assument leur souveraineté. Les critiques devraient faire preuve de cohérence. Si c’est juste pour le Congo, c’est juste pour le Gabon. Il ne s’agit pas de rejeter qui que ce soit. Il s’agit de protéger nos populations.









