Au moment où l’opinion nationale prend la mesure des dangers de la crise de l’éducation, et que le gouvernement, par l’entremise du Vice-président du gouvernement et du ministre de l’Éducation, rend perceptibles des éclaircies d’une sortie de crise dès ce lundi 26 janvier 2026, on est en droit de se poser la question de l’intervention des personnes extérieures à ce dossier brûlant. En d’autres termes, la médiation autour du dossier de l’éducation est-elle devenue un fonds de commerce pour certains acteurs politiques en quête des faveurs du Président de la République, Chef de l’État ?
De Pierre Mintsa et Georges Mpaga, en passant par l’honorable Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, le tour revient désormais au Président de l’Assemblée nationale d’entrer dans la danse. Un intérêt soudain qui suscite notre curiosité au moment même où les signaux d’une sortie de crise sont perceptibles.
Dans cette crise, le Président de la République, Chef de l’État, a donné des instructions fermes au Vice-président du gouvernement et au ministre de l’Éducation. Les discussions d’Alibandeng, menées avec les leaders syndicaux légitimes, ont abouti à un protocole d’accord visant à donner satisfaction aux revendications des enseignants. Ces derniers ont promis de reprendre les cours ce lundi. Et cela semble être un problème résolu par le gouvernement.
Cependant, l’interventionnisme de plusieurs personnalités semble avoir l’effet du pavé de l’ours, dans la mesure où il crée inutilement une prolongation susceptible de fragiliser la pertinence de la gestion de ce dossier, que l’on sait formellement abouti. Par conséquent, sommes-nous encore face à une crise de l’éducation basée sur le cahier de charges des leaders syndicaux du secteur de l’éducation ?



Ci-dessus, Georges Mpaga, Pierre Mintsa et l’honorable Jean Gaspard Ntoutoume Ayi
Trop de médiateurs tuent la médiation. Même les enseignants sont surpris de voir autant de médiateurs naître comme des champions pour traiter d’un problème qui perdure depuis plusieurs années sous leurs yeux. Où étaient-ils sous Omar Bongo et Ali Bongo, quand on sait que les crises de ce secteur datent des années 1990 ?
Plusieurs mains sur cette crise laissent présager une prolongation de la suspension des cours, si l’on envisage la durée que prendront les négociations et leurs conclusions. Au-delà de cela, chaque médiateur cherchera à tirer la couverture de son côté, non seulement pour avoir la paternité de la solution miracle, mais aussi pour obtenir les faveurs du Président de la République, Chef de l’État, et de l’opinion. Car les faire intervenir, c’est remettre en cause l’autorité du gouvernement.
Par notre consultant :
TIL MVE ONDO
Expert en intelligence de la communication et marketing politique











