Dans une déclaration solennelle diffusée publiquement, le révérend docteur Mbwolo Daki Melsi Sedeg, s’exprimant au nom du Matagram, a réagi aux récents événements tragiques liés aux crimes rituels qui continuent de choquer l’opinion gabonaise.
Depuis le Matagram, le responsable religieux affirme que son mouvement a mené plusieurs semaines de réflexion avant de décider de lancer ce qu’il qualifie d’« arme spirituelle » dénommée Bonga 9. Selon ses propos, ce dispositif symbolique aurait pour vocation de « détruire tous les fondements spirituels négatifs liés au satanisme » et de mettre fin aux pratiques de sacrifices humains à des fins de pouvoir, de richesse ou de domination.
Dans un ton grave et déterminé, le révérend Mbwolo Daki Melsi Sedeg a condamné sans équivoque les sacrifices d’enfants, de femmes et d’hommes, qu’il considère comme des crimes abominables et inacceptables. Il a déclaré que le Bonga 9 serait désormais « libéré » sur toute l’étendue du territoire national, couvrant les neuf provinces du Gabon.
Toujours selon cette déclaration, toute personne qui continuerait à se livrer à ces pratiques serait exposée à une justice qu’il qualifie de « divine », invoquant Dia, présenté comme le créateur de la nation gabonaise et des Gabonais. Le responsable religieux évoque également des « événements et mouvements visibles et invisibles » qui, selon lui, traduiraient la mise en marche de cette justice.
S’adressant enfin aux familles endeuillées par ces crimes, le Matagram a tenu à se montrer rassurant, affirmant que « le sang innocent versé ne restera pas impuni ». La déclaration s’est conclue par un appel à la protection divine du Gabon et de son peuple.
Cette sortie intervient dans un contexte de forte émotion nationale, alors que l’opinion publique réclame des réponses concrètes, des enquêtes approfondies et des actions fermes des autorités face aux crimes rituels, un phénomène récurrent qui continue de susciter peur, colère et incompréhension au sein de la population.





