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Coupe d’Afrique au Maroc : après l’insulte d’un Camerounais aux mères gabonaises, le Gabon doit réagir fermement

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À la veille du match opposant le Gabon au Cameroun dans le cadre de la Coupe d’Afrique organisée au Maroc, une déclaration ignoble a circulé sur les réseaux sociaux. Un individu se présentant comme supporter camerounais a publiquement lancé cette phrase d’une violence inqualifiable :
« Le gros cul de vos mères gabonais. On va vous traiter ».

Il ne s’agit ni d’humour, ni de provocation sportive, ni de taquinerie entre supporters. Il s’agit d’une insulte grave, obscène et collective, visant les femmes gabonaises et, à travers elles, l’honneur de toute une nation.

Le football est un espace de rivalité sportive, pas un terrain de haine. On peut chambrer, plaisanter, provoquer dans les limites du respect. Mais insulter les mères d’un peuple entier, c’est franchir une ligne rouge. C’est attiser une violence verbale susceptible de dégénérer en violences physiques, diplomatiques ou communautaires.

Le Gabon et le Cameroun sont des pays frères, liés par l’histoire, la géographie, les échanges humains et culturels. Des propos de cette nature, laissés sans réaction, peuvent empoisonner inutilement les relations entre peuples amis et nourrir des tensions que personne ne souhaite.

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Face à la gravité de ces faits, le silence ne peut être une option.

Les autorités gabonaises sont interpellées.
Il en va de la dignité nationale, du respect dû aux femmes gabonaises et de la protection de l’image du pays. Le Gabon doit, par les voies diplomatiques appropriées, convoquer l’ambassadeur du Cameroun afin de lui faire part de sa vive protestation et demander officiellement que l’État camerounais identifie et interpelle l’auteur de ces propos.

Cet individu doit être amené à présenter des excuses publiques au peuple gabonais. Non par esprit de vengeance, mais par souci de responsabilité, d’exemplarité et de prévention. Les réseaux sociaux ne peuvent pas être des zones de non-droit où l’on piétine l’honneur des nations sans conséquences.

Condamner fermement ces dérives, c’est aussi protéger l’esprit du sport, préserver la paix entre les peuples et rappeler que la liberté d’expression ne donne pas le droit d’insulter, d’humilier et de salir.

Le respect entre nations africaines est un combat quotidien. Le Gabon ne demande ni privilège ni confrontation, mais le respect dû à son peuple. Sur le terrain comme en dehors, la rivalité doit rester sportive, jamais haineuse.

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