Alors que le Gabon finalise son rapport sur l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption, l’acteur civique veut faire de la Société civile un véritable partenaire de la lutte anticorruption.
La lutte contre la corruption entre dans une phase décisive au Gabon. À l’heure où le pays s’apprête à finaliser son rapport sur l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC), une question s’impose : quelle place réelle sera accordée à la Société civile dans ce processus ?
C’est précisément sur ce terrain que Geoffroy Foumboula Libeka Makosso entend se positionner.
Invité récemment par Nestor Mbou, président de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), à intervenir lors de la célébration de la Journée africaine de lutte contre la corruption, l’acteur civique avait déjà affiché sa disponibilité à contribuer à toute action visant à renforcer l’application de la CNUCC.
Un engagement qui vient de connaître une nouvelle étape avec une rencontre avec une délégation de la CNLCEI.
La CNUCC comme feuille de route
Conduite notamment par Bertin Ango Ekouma, Directeur des Archives et de la Documentation, la délégation comprenait également Régis Gaëtan Lekogo, Conseiller en Communication, Daric Moukanda et Tatiana Géorgie Nkoma Blanchet, tous deux Chargés d’Études.
Les échanges ont porté sur le mécanisme d’évaluation de la Convention des Nations unies contre la corruption, notamment sur les dispositions relatives à l’implication de la Société civile.
Pour Geoffroy Foumboula, cette participation n’est pas une faveur accordée aux acteurs civiques. Elle découle des engagements pris par les États parties à la Convention, qui doivent associer la Société civile aux différents mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption.
« Nous sommes disponibles »
En sa qualité de Vice-président 2 représentant la Société civile, Geoffroy Foumboula a donc renouvelé son offre de collaboration à la CNLCEI.
Derrière cette démarche, un objectif : faire en sorte que la Société civile ne soit pas cantonnée à dénoncer les pratiques de corruption une fois les faits établis, mais qu’elle puisse également participer aux mécanismes de prévention, d’évaluation et de suivi des engagements du Gabon.
À l’heure où le pays prépare son rapport sur l’application de la CNUCC, cette implication pourrait constituer un test grandeur nature de la volonté de faire de la lutte contre la corruption une responsabilité partagée.
Le message de Geoffroy Foumboula est sans ambiguïté : la Société civile est prête à jouer sa partition. Reste désormais à lui donner toute la place que les engagements internationaux du Gabon lui reconnaissent.
Geoffroy FOUMBOULA LIBEKA MAKOSSO
Acteur civique
Acteur de la démocratie participative






