Lorsqu’un homme ayant exercé le pouvoir s’adresse au peuple en disant : « Si j’ai fait du tort à quelqu’un, je m’en excuse », la première réaction légitime est l’indignation. Comment peut-on réduire des décennies d’injustice, de gabegie et d’oppression à une phrase aussi creuse, aussi cynique ? Ce n’est pas une seule personne qui a souffert, mais 2.000.000 d’âmes qui portent encore les stigmates des politiques désastreuses dont il fut l’un des artisans.
Face à cette déclaration, une citoyenne engagée, Reine Newman, a pris la plume pour rappeler à son « oncle » que le pardon ne s’accorde pas sur simple demande, mais se mérite par des actes concrets.
Si Alain Claude Bilie By-Nze veut sincèrement obtenir le pardon des Gabonais, voici ce qu’il doit entreprendre :
1️⃣ Créer des emplois : Investir dans l’entrepreneuriat pour redonner du souffle à l’économie locale, notamment dans les provinces oubliées comme le G6.
2️⃣ Soutenir les jeunes entrepreneurs et les femmes engagées : En cédant une partie de ses actifs pour encourager ceux qui veulent bâtir un Gabon plus autonome et prospère.
3️⃣ Créer des centres de formation : Offrir aux adultes en situation de précarité une chance de se reconstruire et d’accéder à un avenir digne.
4️⃣ Se tenir aux côtés du peuple : Abandonner les discours creux et les postures hypocrites pour s’impliquer concrètement dans la vie quotidienne des Gabonais.
5️⃣ Changer d’attitude et de langage : Cesser de se positionner en sauveur d’un pays qu’il a contribué à affaiblir, et adopter une posture d’humilité et de responsabilité.
6️⃣ S’engager en tant qu’entrepreneur, non en politicien manipulateur : Pendant cinq ans, se consacrer à des actions concrètes et visibles plutôt qu’à des stratégies politiciennes stériles.
L’exigence de Reine Newman est simple : des actes, pas des mots. Elle rappelle à son oncle que l’histoire ne s’efface pas d’un revers de main et que le peuple gabonais mérite bien plus qu’une vague excuse lancée à la volée.
Sa conclusion est sans appel : « Je ne t’excuse pas sur de simples paroles… » Une phrase qui résonne comme un avertissement : sans engagement réel, sans réparation tangible, la rédemption restera un mirage inaccessible.
L’heure des comptes a sonné. Le pardon ne se donne pas, il se prouve.
