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Cap-Esterias : le sang a coulé, Mickoto et l’ANUTTC pointés du doigt, le chef de l’État attendu pour agir

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Un activiste a été sauvagement agressé au Cap-Esterias lors d’un conflit foncier. Les pratiques douteuses de l’ANUTTC mettent en danger les Gabonais, et la responsabilité du DG Adelphe Gildas Mickoto, interpelle le chef de l’État pour une action urgente.

Le sang d’un Gabonais a coulé. Pas sur un champ de bataille, mais sur un lopin de terre. Ce drame s’est joué au Cap-Esterias, dans la commune d’Akanda, ce samedi 18 octobre 2025. En plein jour. À cause d’un terrain. À cause d’une magouille. À cause de l’ANUTTC.

Un activiste gabonais, venu soutenir une famille spoliée, a été sauvagement agressé à la hache par un ressortissant sénégalais. L’homme a failli mourir. Son crâne a cédé sous le choc. Les témoins décrivent une scène d’horreur : des cris, du sang, la panique. Et tout cela, pourquoi ? Parce que l’ANUTTC aurait une fois de plus validé des documents suspects sur un terrain appartenant à une famille gabonaise depuis plusieurs générations.

Le scénario est tristement connu. Des familles autochtones vivent paisiblement sur leurs terres jusqu’au jour où un « acheteur étranger » débarque, papiers en main, prêt à construire. Les documents sont toujours « en règle », toujours tamponnés, toujours signés. Et presque toujours issus des bureaux de l’ANUTTC cette machine devenue la fabrique officielle des litiges fonciers au Gabon.

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Derrière les tampons et les signatures, un réseau bien huilé : des agents véreux, des complicités politiques, des intermédiaires en costume qui vendent au plus offrant ce qui ne leur appartient pas. Les familles, elles, n’ont pour seule arme que leurs larmes.

Lorsque les militaires ont pris le pouvoir en 2023, le peuple y a vu une promesse : celle de la restauration de la dignité du Gabonais, de la justice et de la rupture avec les pratiques anciennes. Mais deux ans plus tard, les mêmes méthodes persistent. Les mêmes visages occupent les mêmes postes, à l’image d’un certain tout-puissant Adelphe Gildas Mickoto, ancien pilier du système Bongo et, dit-on, proche du chef de l’État. Les terrains continuent de changer de mains, comme aux plus sombres heures du régime déchu. Le Gabonais, une fois de plus, reste le spectateur impuissant du vol organisé de ses terres. Et quand il ose protester, il se retrouve face à une hache.

Censée sécuriser les titres fonciers, l’ANUTTC est aujourd’hui perçue comme un monstre incontrôlable. Une véritable nébuleuse où les dossiers se négocient sous la table, où les signatures s’échangent contre des enveloppes, où les décisions se vendent au plus offrant. Les citoyens parlent de « mafia administrative ». Les faits leur donnent raison. Chaque semaine, de nouveaux cas éclatent : des familles expulsées, des héritages volés, des terres bradées. Et l’État regarde ailleurs.

Jusqu’à quand ce silence ? Combien de drames faudra-t-il avant qu’on nettoie enfin la maison ANUTTC ? L’affaire du Cap-Esterias est un électrochoc. Elle met en lumière un système qui ne fonctionne plus ou plutôt, qui fonctionne trop bien pour ceux qui en profitent. Un citoyen a failli mourir. Demain, il y en aura d’autres. Et tant que ces réseaux ne seront pas démantelés, tant que les coupables ne seront pas sanctionnés, la « restauration » ne sera qu’un slogan creux.

Restaurer le Gabon, ce n’est pas faire des discours. C’est protéger ses citoyens, leurs terres, leurs droits. C’est écarter sans état d’âme ceux qui, tapis dans l’administration, trahissent la Nation pour quelques billets. Le drame du Cap-Esterias est un symbole. Le sang versé sur cette terre n’est pas un accident : c’est le prix de l’impunité. Et tant que la justice dormira, le peuple, lui, continuera de se réveiller chaque jour un peu plus spolié.

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Monsieur Adelphe Gildas Mickoto, directeur général de l’ANUTTC, doit désormais s’expliquer. Le vase a débordé. Avant qu’un drame encore plus grave ne survienne, il faut stopper cette hémorragie. Pour la restauration de la justice et de l’honneur des Gabonais, Monsieur Mickoto doit s’expliquer.

Le nom du chef de l’État est aujourd’hui cité par de nombreux citoyens qui, constatant son laxisme face à leur détresse, se sentent trahis par celui qu’ils ont élu à près de 95 %. Si la proximité de Mickoto avec le chef de l’État se confirme ce qui ne serait pas surprenant, car nul n’est nommé à un poste aussi stratégique sans la confiance du président, alors il a le devoir de se corriger, de laver l’honneur de son mentor, aujourd’hui terni par ses dérives.

Pour aider le chef de l’État à restaurer la confiance dans la gestion du foncier, Adelphe Gildas Mickoto, doit remettre de l’ordre à l’ANUTTC. Quant au président, il lui revient de prendre des mesures fortes afin que les Gabonais cessent de souffrir sur les terres léguées par leurs ancêtres.

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