Depuis la libération du Gabon par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) sous la direction du Général de Brigade Brice Clotaire Oligui Nguema, une grande majorité de la population s’est rangée derrière son leadership. Certes, des critiques subsistent, notamment sur la présence d’anciennes figures du régime déchu dans la gestion du pouvoir, mais les avancées en matière d’infrastructures, de justice sociale et de restauration de la dignité nationale ont renforcé une confiance populaire inébranlable.
Dans ce contexte, la question se pose : pourquoi mobiliser d’énormes moyens pour une campagne électorale alors que la victoire semble acquise d’avance ? À quoi bon cette démonstration de force logistique et financière, alors que l’opposition peine à proposer un projet crédible et un leadership capable de séduire le peuple ?
La réponse est simple mais révoltante : la campagne d’Oligui Nguema s’est transformée en un gigantesque festin pour une horde d’opportunistes. Derrière les beaux discours et l’élan populaire, une armée de profiteurs s’est activée en coulisses pour détourner des fonds sous couvert de l’organisation de la campagne. Des budgets pharaoniques sont alloués à la conception et à l’achat de gadgets, à la distribution des fonds de campagne et à la mise en scène d’événements coûteux, profitant à une élite prédatrice et non au peuple.
Les présidents d’associations et autres ONG se sont réunis au quartier général du Rassemblement des Bâtisseurs, la plus grande plateforme mise en place par le candidat Oligui pour gérer sa campagne électorale.
On retrouve parmi ces parasites des présidents de partis politiques fictifs, des associations et ONG sans réel impact, ainsi que des pseudo-incontournables du paysage politique gabonais qui ne pèsent rien en réalité. Ces personnages, au lieu de servir la cause nationale, s’accrochent à la machine de campagne pour s’enrichir ou se donner une visibilité en vue de futures récompenses.
Les dysfonctionnements au sein du comité de pilotage de la campagne du candidat Oligui sont le résultat direct de cette guerre d’intérêts personnels, où chacun cherche à tirer son épingle du jeu. Pendant que des milliards sont dilapidés, la véritable dynamique populaire, celle qui aurait dû faire de cette campagne une confirmation simple et sans excès du choix du peuple, est étouffée par les calculs d’une poignée de prédateurs.
Une campagne électorale rationnelle, directement gérée à travers les structures locales et impliquant véritablement le peuple, aurait été plus efficace et bien moins coûteuse. Mais une telle approche aurait privé les habituels vautours de leur banquet. En ouvrant grand les portes à ces profiteurs, Oligui Nguema prend un risque : celui de voir son image écornée et son projet parasité par les mêmes fossoyeurs du Gabon d’hier.
