Recalé au concours d’agrégation du CAMES 2025, Francis Nkea Ndzigue, avocat, homme politique et ancien ministre de l’Éducation nationale, sort du silence et dénonce les manquements qui ont, selon lui, affecté les candidats gabonais.
« Tous nos admis au concours d’agrégation ne le sont pas à leur première tentative. Le Professeur Albert Ondo OSSA, l’un des plus anciens dans le grade le plus élevé, ainsi que plusieurs autres, l’ont obtenu à la deuxième fois. D’ailleurs, près des 3/4 des admis au concours 2025 sont tome 2, 3, voire 4 », rappelle-t-il, soulignant que le concours est devenu beaucoup plus sélectif qu’autrefois.
Francis Nkea Ndzigue ne cache pas son inquiétude face à l’encadrement académique : « À la Faculté de droit et des sciences économiques, ceux qui sont censés encadrer ne lisent même plus les travaux des candidats, alors qu’en leur temps, des professeurs comme Mengue Fidèle et Albert Ondo OSSA le faisaient avec rigueur. Aujourd’hui, l’intérêt semble ailleurs : décrocher un strapontin hors de l’Université pour arrondir les fins de mois. »
Le candidat recalé dénonce également le manque de préparation et de soutien : « Le Ministère de l’Enseignement supérieur et l’Université Omar Bongo restent les seuls en Afrique à n’avoir organisé aucune session de préparation. Pire, aucun soutien financier n’a été accordé pour permettre aux candidats de participer aux sessions des pays voisins comme le Cameroun, le Sénégal, le Bénin ou le Togo. »
Francis Nkea Ndzigue conclut ainsi sa déclaration, en mettant en lumière un problème qu’il juge systémique, tout en restant dans le strict cadre de son témoignage.









