La presse privée gabonaise traverse une période de grande tension. La subvention annuelle destinée aux médias pour l’édition 2025, pourtant validée, reste inexplicablement paralysée par le Trésor public, laissant de nombreuses rédactions dans la frustration et l’incertitude.
Face à ce blocage, le collectif SOS PRESSE ÉCRITE lance un cri d’alerte. À ce jour, aucun des 81 organes de presse éligibles n’a perçu le moindre franc, malgré les assurances du ministère de la Communication et des Médias, qui affirme avoir transmis toutes les listes depuis le 18 décembre 2025, à l’issue des travaux de la commission présidée par l’ex-ministre Paul-Marie Gondjout.
Pour le journaliste indépendant Brice Ndong, cette situation dépasse le simple cadre financier : « La presse ne mendie pas. Nous contribuons à l’information, à l’éducation et à la vie démocratique du pays. Ignorer notre rôle est une insulte à notre profession », souligne-t-il.
Le collectif appelle désormais toutes les rédactions à rester mobilisées et vigilantes. Le retard dans le versement des subventions n’est pas un simple désagrément : c’est un signe inquiétant de mépris institutionnel envers les acteurs de l’information.
Dans un contexte où les médias privés peinent déjà à maintenir leur fonctionnement, ce blocage pourrait bien déclencher une mobilisation sans précédent. SOS PRESSE ÉCRITE envoie un message clair : la presse gabonaise ne tolérera plus l’indifférence et exigera enfin la reconnaissance de son rôle vital dans la société.
Affaire à suivre.









