L’affaire est aussi choquante que révélatrice : Armand Willy Asse, promoteur de la « Fédération Ekang » du Cameroun et chantre de la culture Ekang, a été arrêté au Vietnam. Accusé d’escroquerie massive, cet homme qui se targue de défendre les valeurs Ekang se trouve aujourd’hui au cœur d’un scandale international, mêlant fraude, tromperie et naïveté manifeste face à un système judiciaire intraitable.
Selon des sources fiables relayées par la presse vietnamienne, Armand Willy Asse, accompagné de son complice Naga Onguene Xavier, aurait monté un vaste réseau d’escroquerie. Leur méthode, vieille comme le monde mais toujours efficace, repose sur le concept du “wash wash”, une fraude promettant de multiplier des billets grâce à des produits chimiques fictifs. Résultat : un homme d’affaires vietnamien s’est laissé piéger, perdant 548 millions de dong vietnamiens (environ 13 millions de francs CFA).
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Le duo se serait également fait passer pour des diamantaires ou des exploitants miniers, persuadant des hommes d’affaires vietnamiens de devenir leurs partenaires en injectant des fonds dans des projets imaginaires.
Le Vietnam, loin de l’impunité observée dans certaines parties du monde, a joué la carte de la patience. Après plusieurs plaintes, les autorités ont tendu un piège méticuleusement préparé, capturant Asse et son acolyte en flagrant délit. Contraints aux aveux, les deux hommes sont désormais confrontés à une législation vietnamienne implacable.
Ci-dessous , Armand Willy Asse, promoteur de la « Fédération Ekang » . En bas , le matos qui lui sert à escroquer les gens .



Le Vietnam est connu pour ses lois sévères en matière de criminalité économique et de trafic de drogue. Si la peine capitale reste une réalité pour certains délits graves, Asse risque 20 à 40 ans de prison dans une cellule qui ne sera sûrement pas aussi “VIP” qu’il l’aurait espéré.
Au-delà du scandale, cette affaire met en lumière l’hypocrisie d’un homme qui s’était érigé en leader communautaire. La « Fédération Ekang », qu’il représente, est désormais éclaboussée par cet épisode tragique et grotesque. Les élites de cette diaspora, connues pour leur rhétorique souvent enflammée, sont aujourd’hui silencieuses face à l’incapacité de leur “président” à incarner les valeurs d’intégrité et d’exemplarité qu’il prônait.
Cette affaire est un avertissement clair : le monde n’est pas un terrain de jeu pour les escrocs. Les sanctions sévères et intransigeantes des autorités vietnamiennes rappellent que l’époque des subterfuges et des manipulations impunies est révolue. Pour la diaspora Ekang et ses sympathisants, il est peut-être temps de repenser leurs priorités et de choisir des dirigeants dont la moralité est à la hauteur des ambitions proclamées.
Armand Willy Asse pensait peut-être que le Vietnam fonctionnait comme le Cameroun. Il se trompait lourdement. Désormais, la seule “émergence” qui l’attend est celle des barreaux de Ho Chi Minh Ville, où il pourrait passer les décennies à venir. Pendant ce temps, ses partisans feraient bien de convoquer des élections pour trouver un remplaçant à ce “président” déchu.
La morale de cette histoire ? Le rêve de grandeur mal placé se transforme souvent en cauchemar.











