À peine lancée, la campagne du candidat Oligui est déjà plombée par des scandales d’une gravité inédite, mettant en péril non seulement son image, mais aussi la crédibilité du Gabon sur la scène internationale. Jamais, sous Bongo père ou Bongo fils, un tel niveau d’amateurisme et d’irresponsabilité n’avait été atteint.
Ce qui aurait dû être une démonstration de rigueur et de discipline se transforme en un spectacle affligeant de clientélisme et d’opportunisme. Autour du candidat, des individus sans foi ni loi s’agitent, non pas pour défendre un projet politique, mais pour assouvir leur soif d’enrichissement personnel et de visibilité. Entre les marchands d’influence, les chasseurs de postes et les parasites en quête de privilèges, la campagne d’Oligui devient un terrain de jeu pour les médiocres.
Ci-dessous, quatre partisans du candidat Oligui, probablement des proches, s’affichent fièrement dans l’hélicoptère présidentiel, multipliant les selfies et les vantardises comme s’ils prenaient place dans un jet privé : un véritable scandale.



Mais le pire est atteint avec cette scène insensée qui enflamme déjà l’opinion : quatre individus, revêtus des couleurs du candidat, s’affichant fièrement dans l’hélicoptère présidentiel, multipliant selfies et vantardises comme s’ils prenaient place dans un jet privé. Un acte de provocation inadmissible, qui dépasse la simple maladresse. Cet aéronef n’est pas un jouet pour petits arrivistes en mal de reconnaissance, il est un symbole de l’État, un instrument de pouvoir et de souveraineté, qui ne doit être utilisé que par le chef de l’État lui-même ou sous ses ordres stricts. Or, ces irresponsables l’ont détourné à des fins personnelles, au mépris des règles les plus élémentaires et avec un niveau d’arrogance qui confine à l’insulte.
Cette séquence désastreuse dépasse le cadre national. À l’étranger, une telle légèreté dans la gestion des moyens de l’État en pleine campagne électorale ne peut qu’être perçue comme un abus de pouvoir, une confusion entre biens publics et privilèges personnels. Le message envoyé est catastrophique : un entourage incapable de discipline et prêt à toutes les dérives pour s’approprier ce qui ne lui appartient pas.
Oligui doit agir, et vite. S’il laisse ces fossoyeurs ternir son image et transformer sa campagne en foire au scandale, il risque de voir son ambition politique réduite à néant. L’heure est à la purge des opportunistes, à l’exemplarité et à la fermeté. Faute de quoi, ce ne seront pas ses adversaires qui auront raison de lui, mais bien les parasites qu’il a lui-même tolérés à ses côtés.









