Au seuil d’une nouvelle année et de la plénitude de la Cinquième République, le Gabon entre dans un temps décisif où la responsabilité citoyenne se conjugue avec la foi et l’éthique. Aucune République ne peut se bâtir durablement sans valeurs, sans conscience morale et sans sens du bien commun.
C’est dans cet esprit que cette déclaration s’adresse à chaque Gabonais : pour réfléchir sur sa contribution à la Nation, pour mesurer ses actes à la lumière de la justice et de la dignité, et pour replacer la spiritualité au cœur de la construction républicaine.
Déclaration
Citoyennes, citoyens, amis de la concorde et de la fibre citoyenne.
Enfin, on y est. Et déjà on repart.
On y est pour la fin d’une année qui aura été celle de la refondation de notre Nation par les fondements d’une nouvelle République, la cinquième en l’occurrence.
Année de l’expression du peuple. D’abord par le référendum, ensuite par l’élection du Président de la République, enfin par les élections législatives et celles des conseils municipaux et départementaux.
La République étant une « architecture » qui requiert une ossature, laquelle nécessite des fondements d’une solidité et d’une profondeur sans commune mesure, nous osons espérer que chacune des expressions du peuple ait été à la hauteur des enjeux, dans l’intérêt supérieur de la construction véritable de notre 5ᵉ République. Une République dont chaque composante vient désormais d’être constituée, à l’exception notable du gouvernement, encore attendu.
Citoyennes, citoyens, les composantes dont il est question ne sont autres que les institutions régulièrement mises en place, conformément aux engagements pris par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, dans le chronogramme qu’il a lui-même décliné lors de son investiture.
Sans grande surprise, nous notons que ces différentes institutions sont essentiellement placées sous la houlette de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), avec, de manière marginale, la participation de ses alliés à divers égards.
Outre ces événements politiques majeurs, nous constatons avec un profond regret que cette fin d’année est malheureusement entachée par une recrudescence des crimes rituels jadis attribués au régime déchu, des enlèvements, ainsi que de nombreux accidents de la circulation ayant entraîné des pertes en vies humaines inestimables.
C’est pourquoi je saisis l’opportunité qui m’est offerte pour présenter mes condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et durement éprouvées. Chères familles, que l’Éternel soit Lui-même votre consolation.
En cette nouvelle année, qui aura la particularité de consacrer la plénitude de la 5ᵉ République, il est impératif que l’État, ses administrations déconcentrées et décentralisées, chacun en ce qui le concerne, veille davantage à la sécurité des populations, à leur intégrité et à leur dignité.
Pour revenir sur l’accident survenu à Essassa, si les services compétents en matière de sécurité routière ou relevant du domaine communal avaient pleinement assuré leurs missions depuis plus de deux ans, le bus n’aurait pas terminé sa course sur cet engin qui semble avoir favorisé des dégâts humains aussi lourds.
C’est aussi le lieu de saluer la nouvelle équipe municipale de Ntoum, qui a pris les mesures qui s’imposaient bien que tardivement afin que la nationale soit totalement libérée de tout élément susceptible de devenir un facteur de malheur.
Cette fin d’année a la particularité de relancer aussitôt une nouvelle année, entre vœux et promesses. Il est clair que de nombreuses promesses ont été faites aux uns et aux autres au cours de l’année qui s’achève.
Mais le plus important demeure la volonté de Dieu dans nos vies. Et si ces promesses s’inscrivent dans Sa volonté, alors demeurons dans la prière.
S’agissant des vœux, je formule le souhait d’une harmonie optimale entre les institutions nouvellement établies, pour le bonheur des populations. Que les citoyens retrouvent la quiétude dans leurs environnements respectifs ; que le patriotisme économique prenne forme, avec en toile de fond les Métiers à Potentiel Ignoré (MPI) ; que la citoyenneté soit le gage d’une bonne gouvernance de ceux appelés aux hautes fonctions de l’État.
In fine, que chaque citoyen se pose cette question essentielle :
« Qu’est-ce que j’apporte à la 5ᵉ République, et non qu’est-ce que je gagne dans la 5ᵉ République ? »
Citoyen Pierre J. NSALA ONDONG
Ancien candidat aux élections législatives
Président de l’Association L’Apport du Citoyen (2AC)
La Cinquième République ne sera ni l’œuvre d’un seul homme, ni celle d’un parti, encore moins celle des institutions seules. Elle se mesurera à la conscience du peuple gabonais, à sa capacité à conjuguer foi, responsabilité et sens du bien commun.
Sans élévation spirituelle, le pouvoir se transforme en domination. Sans engagement citoyen, la République se vide de son âme.
Que cette nouvelle année soit pour chaque Gabonais un moment de réflexion, de prière et d’action consciente : bâtir la 5ᵉ République, c’est construire avec Dieu et pour le peuple.












