Libreville a vibré, le 3 janvier 2026, au rythme de l’histoire, de la mémoire et de l’avenir du canton Kyé et alliés. À l’Auditorium Arambo du ministère de l’Économie et des Participations, s’est tenue l’Assemblée Générale Constitutive (AGC) de la plateforme associative KYE-OYO, un moment fondateur empreint de solennité, de ferveur populaire et d’émotion collective.
Conformément à la loi n°3562 du 10 décembre 1962 régissant les associations en République gabonaise, les filles et fils du canton Kyé, venus de Libreville, de l’intérieur du pays et de la diaspora, ont répondu massivement présents pour poser les bases d’une organisation appelée à jouer un rôle structurant dans la préservation de leur héritage commun et dans le développement solidaire du territoire.


Une vision claire : unir, élever et transmettre
Sous la présidence de séance de Monsieur Armand Mintsa Mi Ndong, l’Assemblée a examiné et adopté à l’unanimité les statuts, le règlement intérieur et l’emblème de KYE-OYO, fruit de plusieurs semaines de consultations et d’amendements impliquant largement les ressortissants du canton.
Les échanges ont mis en lumière la profondeur symbolique du Kyé, à la fois rivière, frontière, terre et patrimoine partagé entre le Gabon et ses voisins, mais surtout socle d’une identité commune. L’accent a été mis sur l’amour, l’inclusivité, l’apolitisme de l’association et la nécessité de rassembler toutes les composantes du canton, sans exclusion.











Ci-dessus , installation du premier Bureau Exécutif, avec à sa tête Monsieur Daladier-Hubert Minang Fils
À l’issue des débats, l’Assemblée a procédé à l’installation du premier Bureau Exécutif, avec à sa tête Monsieur Daladier-Hubert Minang Fils, entouré d’une équipe plurielle, structurée et représentative, traduisant la volonté de gouvernance participative et de rigueur.
Quand la culture sublime l’engagement
Mais au-delà des textes et des désignations, l’AGC de KYE-OYO restera gravée dans les mémoires pour sa dimension culturelle et fraternelle. La rencontre a été magnifiée par une grande prestation artistique d’artistes originaires du canton Kyé, qui ont su, par la musique, la danse et l’expression traditionnelle, rappeler l’âme profonde de ce peuple et la richesse de son patrimoine immatériel.






Ci-dessus, la grande prestation artistique d’artistes originaires du canton Kyé
Ces instants de communion ont été prolongés par le partage d’un cocktail convivial, moment de chaleur humaine où les barrières sont tombées, où les sourires ont remplacé les distances et où la fraternité a repris tous ses droits.
Des retrouvailles historiques, des promesses pour l’avenir
















Ci-dessus, les retrouvailles émouvantes entre les femmes et les hommes du canton KYE
L’un des faits les plus marquants de cette journée fut sans doute les retrouvailles émouvantes entre des femmes et des hommes qui, pour certains, ne s’étaient plus revus depuis des dizaines d’années. Étreintes, rires, souvenirs partagés : KYE-OYO a été le cadre de retrouvailles historiques, ravivant des liens que le temps et l’éloignement n’avaient pas réussi à briser.
Dans une émotion partagée, beaucoup ont fait la promesse solennelle de ne plus jamais se quitter, de rester unis et solidaires, conscients que l’avenir du canton Kyé passe par la cohésion de ses filles et de ses fils.
KYE-OYO, plus qu’une association, un serment collectif
Commencée à 14 heures et clôturée à 17 heures, cette Assemblée Générale Constitutive marque bien plus que la naissance d’une association. Elle scelle un serment collectif, celui de l’unité retrouvée, de la transmission des valeurs, de la solidarité intergénérationnelle et du développement endogène.
Avec KYE-OYO, le canton Kyé et alliés vient de poser un acte fort : se réapproprier son destin, ensemble, dans la paix, la culture et la fraternité.












