Scène ubuesque au 6ᵉ arrondissement de Libreville. Une jeune compatriote, pleine de courage, dépose sa candidature indépendante aux municipales. Dossier complet, accusé de réception en poche. Mais soudain, magie noire made in CNOCER : le même dossier, hier validé, devient aujourd’hui… incomplet. Un tour de passe-passe administratif qui ferait rougir un prestidigitateur de foire.
Qu’on ne s’y trompe pas : ce cirque électoral n’est pas une erreur, mais un sabotage délibéré. Et, comme par hasard, les victimes sont toujours les mêmes : les indépendants, ces empêcheurs de tourner en rond, ces cailloux dans la chaussure des réseaux qui tiennent encore les manettes.

La compatriote, à la sortie du ministère de l’Intérieur.
On croyait avoir enterré les vieilles combines du régime Bongo, mais la CNOCER prouve qu’elle est restée l’école de la fraude, le séminaire du tripatouillage, l’académie du mépris. Les visages ont peut-être changé, mais les méthodes sentent toujours le renfermé : exclusion arbitraire, démocratie en carton-pâte, coups bas en série.
Chasser le naturel ? En CNOCER, il revient en bulldozer. Les mêmes dinosaures qui hier maquillaient les scrutins se tiennent encore aux guichets, prêts à étrangler toute bouffée de nouveauté. Ils se transmettent les combines comme un héritage familial, et continuent de traiter le peuple comme une masse docile, condamnée à avaler leurs coups tordus.
Mais le peuple, lui, n’est plus dupe. La Transition risque de basculer dans le ridicule si le président Oligui laisse ces rouilles bureaucratiques saboter de l’intérieur l’élan de renouveau. Ce ne sont pas les jeunes candidats qu’il faut redouter : ce sont ces vieux fantômes du système Bongo qui rodent encore dans les couloirs, prêts à transformer l’espoir en farce, et le rêve d’un Gabon neuf en une gigantesque désillusion.









