Par Rhonny Placide Obame Assoumou
Sur les réseaux, tout le monde l’a vu insulter Oligui Nguema jusqu’au caleçon. Il l’a traité de tous les noms, l’a humilié, sali, exposé. Puis, du jour au lendemain, il a changé de camp. Le “Bandecon en chef” est passé de la haine à la dévotion, avec un gros chèque en bonus. Bienvenue dans le monde des “activistes à la carte”.
Après le scandale Nazih, ce cyber-mercenaire libanais arrêté à Beyrouth pour ses sales méthodes, voilà qu’on découvre la face cachée de la stratégie de communication du pouvoir : recruter des rageux en ligne, les payer pour insulter ou défendre, selon les besoins du moment. Un plan toxique, dangereux, et voué à l’échec.
Le plus ironique ? Le “Bandecon en chef” a été recruté pour descendre Nazih, son ancien complice. Il a fait des directs incendiaires, l’a traité de maître chanteur, de vendu, de cancer pour l’image du pays. Mais soyons honnêtes : ce sont les mêmes services qui ont embauché Nazih… qui ont embauché le “Bandecon” pour le flinguer.
C’est ça la “stratégie” ? Faire bosser des mecs sans honneur qui trahissent au plus offrant ? Et demain, quand l’oseille ne tombera plus, vous pensez que le Bandecon en chef va rester calme ? Bien sûr que non. Il va revenir, plus trash, plus sale, plus violent encore. Il fera pire que Nazih.
Ce type n’a jamais cru en Oligui. Il ne croit qu’au transfert mobile. Et tout le monde le sait.
Il est temps de faire le ménage. Sérieux. On ne construit pas la nouvelle République avec des bouffons numériques payés pour insulter ou applaudir selon la facture. Ce genre de gars, on les bloque. On ne les recrute pas.
Le président Oligui doit s’entourer de gens propres, loyaux, compétents. Pas de kounabelistes recyclés. Pas de rageux en manque de buzz. Pas de traîtres professionnels.









