Le 1er mars 2025, la Chambre de Commerce de Libreville a accueilli le lancement officiel de la plateforme TELEMA, une initiative politique et citoyenne qui se veut un levier de changement au Gabon. Porté par des acteurs issus d’organisations politiques, syndicales et associatives, ce mouvement s’affirme comme une alternative au système en place et plaide pour une rupture définitive avec les pratiques du passé.
Lors de cette rencontre, le Secrétaire général de TELEMA, NOUHANDO RODY, a tenu un discours incisif, mettant en cause la continuité des mêmes acteurs politiques dans la gestion des affaires de l’État. « Comment favoriser le changement si les mêmes dirigeants de l’ancien système BONGO-PDG, responsables de la dilapidation des deniers publics, continuent d’occuper des postes stratégiques et de gérer les caisses de l’État ? » s’est-il interrogé devant une assistance conquise.
A la Chambre de Commerce de Libreville, le lancement officiel de la plateforme TELEMA







NOUHANDO RODY a également dénoncé l’idée selon laquelle il serait impossible d’accéder à la présidence de la République sans appartenir au clan BONGO-PDG-CTRI. Selon lui, l’alternance politique est un enjeu crucial pour sortir le pays de l’impasse et amorcer une nouvelle ère de gouvernance basée sur la transparence et la responsabilité.
Accompagné de STYVEN LOUNDOU MOUKONGO, responsable des jeunes, et d’autres figures engagées dans la dynamique TELEMA, le Secrétaire général a clarifié la position de son mouvement quant à la prochaine élection présidentielle du 12 avril 2025. « Nous soutenons celui qui incarne nos valeurs et nos idées, celui qui ne souffre d’aucune accointance avec les arcanes du pouvoir et du système CTRI-PDG, celui qui a toutes les qualités requises pour faire entrer notre pays dans la modernité », a-t-il affirmé. Ce candidat, selon lui, n’est autre que NOEL BERTRAND BOUNDZANGA, dont la candidature est perçue comme une alternative crédible pour un Gabon renouvelé.
Le lancement de TELEMA marque ainsi une nouvelle étape dans le paysage politique gabonais. Reste à savoir si ce mouvement réussira à mobiliser suffisamment de soutien populaire pour peser dans les prochaines échéances électorales et concrétiser son ambition de rupture avec le passé.
Par Erika ASSELE









