La présidentielle 2025 s’annonce déjà sous haute tension, et les premiers candidats entrent en lice. Parmi eux, le professeur Noël Bertrand Boundzanga, figure engagée de la société civile, vient de déclarer officiellement sa candidature. Lors d’une conférence de presse tenue à l’Hôtel Hibiscus, dans le 2e arrondissement de Libreville, il n’a pas mâché ses mots : pour lui, le Gabon est victime d’un simple changement de masque au sommet de l’État.
“Après avoir infligé tant de souffrances aux Gabonais de 1990 à 2025, ils ont simplement revêtu un nouveau masque… Ce masque porte aujourd’hui un seul nom : PDG-CTRI”, a-t-il déclaré, fustigeant la classe politique actuelle et notamment la gestion du pays par le CTRI sous la direction du président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Originaire de la province de la Ngounié, Noël Bertrand Boundzanga, né en 1976 et devenu veuf en 2021, est professeur et enseignant-chercheur en littérature africaine à l’université Omar Bongo. Son engagement au sein de la société civile l’a conduit à fonder la plateforme TELMA, qui sera officialisée ce week-end.
Selon lui, la promesse du 4 septembre 2023 d’une élection libre, transparente et crédible, restituant le pouvoir aux civils, s’est transformée en illusion. Il dénonce une continuité de pratiques injustes sous une nouvelle appellation. “Le peuple, quand il se lève, finit toujours par écrire son propre avenir”, lance-t-il, appelant les Gabonais à reprendre leur destin en main.



Comparant la situation à la lutte biblique entre David et Goliath, Boundzanga se présente comme l’outsider que personne n’attendait, mais qui est prêt à affronter le système en place. Il affirme être prêt à se sacrifier pour que le Gabon retrouve sa souveraineté et que la justice prenne le pas sur l’oppression.
Appelant les Gabonais à lui faire confiance, il promet d’écrire une nouvelle page de l’histoire nationale, une page où l’espoir triomphe de la peur et où l’intérêt du pays prime sur les ambitions personnelles. “Le temps est venu de faire entendre nos propres voix et de rêver d’un Gabon réellement libre”, conclut-il, en sollicitant le soutien de ses compatriotes pour mener à bien cette bataille électorale.









